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Cortex

22 Septembre 2026

Culture

Rodney Charters, directeur de la photographie de « 24 », est mort à 80 ans

Le chef opérateur Rodney Charters, qui a signé la quasi-totalité des huit premières saisons de la série « 24 » et façonné son esthétique caméra à l'épaule, s'est éteint à l'âge de 80 ans.

Adrien Delorme 3 min PetaPixel

Rodney Charters, le directeur de la photographie qui a signé la quasi-totalité des huit premières saisons de la série « 24 », est décédé à l'âge de 80 ans. Sa disparition marque la fin d'une carrière qui a durablement influencé la manière de filmer les séries télévisées américaines au début des années 2000.

Né en Nouvelle-Zélande, Rodney Charters s'était installé aux États-Unis après avoir fait ses armes dans son pays natal et en Europe. C'est sur le tournage de « 24 », le thriller en temps réel porté par Kiefer Sutherland dans le rôle de Jack Bauer, qu'il a imposé une approche visuelle immédiatement reconnaissable. La série, diffusée à partir de 2001 sur la chaîne Fox, reposait sur un dispositif narratif singulier : chaque saison relatant vingt-quatre heures de l'intrigue, découpées en autant d'épisodes. Pour accompagner ce rythme, Rodney Charters a privilégié une caméra portée à l'épaule, des mouvements fluides et une lumière naturaliste, donnant à l'action une urgence presque documentaire.

Cette esthétique a profondément marqué le paysage audiovisuel. Le style « 24 » a été repris, imité et adapté par de nombreuses productions ultérieures, du thriller politique à la série d'espionnage. Rodney Charters a ainsi contribué à redéfinir les codes visuels de la télévision de prime time, à une époque où le petit écran cherchait à rivaliser avec l'ambition formelle du cinéma. Son travail sur la série lui a valu une reconnaissance critique et professionnelle, notamment au sein de la communauté des directeurs de la photographie.

Au-delà de « 24 », Rodney Charters a participé à de nombreux autres projets pour le cinéma et la télévision, en Nouvelle-Zélande, en Europe et aux États-Unis. Il a également œuvré comme chef opérateur sur des séries telles que « Nash Bridges » et « MacGyver », ainsi que sur des téléfilms et des productions indépendantes. Sa filmographie témoigne d'une carrière longue et variée, menée entre plusieurs continents et plusieurs formats.

Sa disparition intervient alors que la série « 24 » continue d'être redécouverte par de nouveaux publics et que son influence est régulièrement citée dans les analyses sur l'évolution des séries télévisées. Pour ses pairs, Rodney Charters restera comme l'un des artisans majeurs de cette révolution esthétique, un technicien exigeant dont le regard a façonné l'image d'une époque.

Les hommages devraient se multiplier dans les milieux du cinéma et de la télévision, où son nom est associé à une certaine idée de l'efficacité narrative et de la rigueur visuelle. Rodney Charters laisse derrière lui une œuvre qui continue d'inspirer les directeurs de la photographie et les réalisateurs de séries.

3Vues

Adrien Delorme

Auteur

Correspondant politique

Adrien Delorme couvre pour Cortex l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.

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