Une attaque terroriste a frappé la marche des fiertés LGBT+ de Berlin, samedi 25 juillet, en fin de soirée. Un conducteur a volontairement précipité son véhicule sur la foule dans le parc du Tiergarten, avant de sortir une arme blanche et de s'en prendre à plusieurs passants. Une femme a perdu la vie, et au moins 29 personnes ont été blessées, dont certaines grièvement, selon le dernier bilan communiqué par le ministre de l'Intérieur Alexander Dobrindt.

Le principal suspect, Abdul Ballout, un Allemand de nationalité, est toujours en fuite. Il serait un sympathisant de l'organisation État islamique. Selon les révélations des médias Der Spiegel et Bild, il avait déjà été condamné en 2026 pour « préparation d'un acte de violence grave mettant en danger la sécurité de l'État ». En 2025, il avait tenté de rejoindre les rangs de Daesh en Syrie mais avait été intercepté au Liban et renvoyé en Allemagne. La police a perquisitionné dimanche un immeuble situé à un kilomètre du lieu de l'attaque, où le suspect aurait résidé.

L'attaque s'est produite vers 22 heures, alors que la Christopher Street Day (CSD) de Berlin, l'un des plus grands rassemblements LGBT d'Europe, touchait à sa fin. Près d'un million de personnes participaient aux festivités, qui se déroulaient principalement autour de la porte de Brandebourg. Le Tiergarten, où a eu lieu le drame, est un parc adjacent fréquenté par de nombreux participants. Le ministre Dobrindt a affirmé dimanche que « tout indique » qu'il s'agit d'un attentat terroriste islamiste.

Les autorités allemandes ont déployé un important dispositif de recherche. Les témoins sont appelés à fournir tout renseignement utile. L'enquête a été confiée au parquet fédéral antiterroriste. Les services de sécurité redoutent que le suspect ne dispose de complicités ou de planifications supplémentaires.

La communauté LGBT+ et la société berlinoise sont sous le choc. La marche des fiertés, symbole de la lutte pour les droits des personnes homosexuelles, a été endeuillée par un acte d'une violence inouïe. Les réactions politiques n'ont pas tardé. En France, le président Emmanuel Macron a exprimé son « émotion » et sa « solidarité », condamnant une attaque « odieuse ». Il a assuré le peuple allemand de son soutien, déclarant que la réponse à la haine serait « l'unité, la liberté et la fermeté ».

Cet événement relance les débats sur la menace terroriste en Allemagne et en Europe. Le pays a déjà été la cible de plusieurs attentats islamistes par le passé, notamment au marché de Noël de Berlin en 2016. Les autorités maintiennent un niveau de vigilance élevé, en particulier lors de grands rassemblements publics. La pride de Berlin, qui se déroulait sans incident majeur depuis des années, devient le théâtre d'une tragédie qui marquera les esprits.

Le bilan des victimes pourrait encore s'alourdir. Les hôpitaux de Berlin prennent en charge les blessés. Une cellule de crise a été activée. Le gouvernement allemand a promis de tout mettre en œuvre pour retrouver le suspect et faire la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque.