À deux jours de la finale de la Coupe du monde 2026, qui opposera dimanche l'Argentine à l'Espagne dans le New Jersey, le président des États-Unis, Donald Trump, s'est exprimé lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de la Fédération internationale de football association (Fifa), Gianni Infantino. Le chef de l'État américain n'a pas caché son enthousiasme pour le tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, allant jusqu'à le qualifier de « peut-être l'événement sportif le plus réussi de l'histoire du monde ».

Donald Trump a également évoqué l'avenir de la compétition en imaginant une future organisation conjointe avec la Chine. « Nous avons montré ce que nous savons faire. Peut-être qu'un jour, nous pourrions travailler avec la Chine pour organiser quelque chose d'encore plus grand », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser les modalités ou le calendrier d'un tel projet. Cette déclaration intervient alors que les relations entre Washington et Pékin restent marquées par des tensions commerciales et géopolitiques.

Le président américain a profité de cette prise de parole pour adresser des éloges appuyés à l'équipe de France, qui disputait vendredi la petite finale contre l'Angleterre. « Ils paraissaient imbattables », a-t-il commenté, saluant la performance des Bleus tout au long du tournoi. La France, championne du monde en titre, a été éliminée en demi-finale par l'Argentine, mais a conservé une place sur le podium en battant l'Angleterre lors du match pour la troisième place.

Malgré son enthousiasme affiché pour la compétition, Donald Trump n'a assisté à aucun des 102 matchs disputés en Amérique du Nord depuis le début du Mondial, le 11 juin. Interrogé sur cette absence remarquée, le président a expliqué qu'il n'avait « pas eu le temps » et que sa présence dans les stades aurait nécessité un dispositif de sécurité trop lourd, perturbant le déroulement des rencontres. « Les gens veulent voir le match, pas un cortège présidentiel », a-t-il justifié, tout en assurant avoir suivi les résultats et les moments forts depuis la Maison-Blanche.

Cette absence n'a pas manqué de susciter des interrogations, d'autant que Donald Trump est un amateur de sport et avait activement soutenu la candidature nord-américaine pour l'obtention de la Coupe du monde. Certains observateurs y voient le signe d'une priorité accordée aux enjeux politiques intérieurs, à quelques mois des élections de mi-mandat. D'autres soulignent que les contraintes sécuritaires liées à la fonction présidentielle rendent effectivement difficile la participation à des événements publics de grande ampleur.

De son côté, Gianni Infantino s'est félicité du déroulement du tournoi, saluant « une organisation exemplaire » et « une ambiance exceptionnelle dans les stades ». Le président de la Fifa a également remercié les trois pays hôtes pour leur collaboration, évoquant « un modèle de coopération internationale » qui pourrait inspirer les futures éditions. Il a confirmé que la Fifa étudiait déjà les candidatures pour la Coupe du monde 2030, dont l'organisation a été attribuée conjointement à l'Espagne, au Portugal et au Maroc, avec des matchs d'ouverture en Uruguay, en Argentine et au Paraguay.

La finale de dimanche entre l'Argentine et l'Espagne s'annonce comme un événement planétaire. Donald Trump a confirmé sa présence à la cérémonie de remise des trophées, aux côtés de Gianni Infantino. Cette annonce a suscité des réactions contrastées, notamment du côté espagnol. L'attaquant de la Roja, Borja Iglesias, connu pour son engagement contre le racisme et l'homophobie, a confié à un magazine espagnol qu'il s'était résigné à serrer la main du président américain lors de la cérémonie. « Je n'ai pas envie d'aller en prison », a-t-il ironisé, tout en précisant qu'il respecterait le protocole.

La Coupe du monde 2026, qui s'achève ce week-end, restera comme la première édition organisée par trois pays et la première à compter 48 équipes. Avec des records d'affluence et d'audience attendus, elle confirme la place prépondérante des États-Unis dans le paysage sportif mondial, tout en ouvrant des perspectives inédites sur l'avenir de la compétition reine du football.

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Rédactrice actualités

Anaïs Aubert couvre pour Cortex Luxe l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.