Une nuit de terreur s'est abattue sur l'Ukraine. Dans la nuit du 29 au 30 juillet 2026, l'armée russe a déchaîné une pluie de missiles et de drones sur plusieurs villes ukrainiennes, faisant au moins huit morts, dont deux enfants. Les frappes ont visé la capitale Kiev, ainsi que Kryvyï Rig et Poltava. Le président Volodymyr Zelensky, qui avait mis en garde contre une « attaque massive » imminente, a une nouvelle fois exhorté les alliés de l'Ukraine à accélérer la fourniture de systèmes de défense antiaérienne.
Selon les autorités ukrainiennes, la Russie a tiré 74 missiles et lancé 284 drones au cours de cette seule nuit. Les systèmes de défense ukrainiens ont réussi à intercepter une partie des projectiles, mais de nombreuses frappes ont touché des zones civiles. Le bilan humain est particulièrement lourd: six membres d'une même famille vivant près de Kryvyï Rig ont péri, frappés chez eux. Une personne a été tuée à Kiev et une autre à Poltava. Parmi les victimes figurent deux enfants, selon les services de secours. Les opérations de déblaiement se poursuivent et les autorités redoutent un bilan encore plus lourd.
La frappe a provoqué des scènes de panique dans la capitale. Des explosions puissantes ont retenti dans plusieurs quartiers de Kiev, contraignant les habitants à se réfugier dans les abris. Les sirènes de raid aérien ont hurlé pendant des heures, interrompant le sommeil de millions d'Ukrainiens. Dans la région de Poltava, au centre-est du pays, les dégâts matériels sont considérables, avec des immeubles résidentiels endommagés et des infrastructures énergétiques touchées. La ville de Kryvyï Rig, dans le sud, a également subi de lourds dommages. Les équipes de secours travaillent sans relâche pour rechercher d'éventuels survivants sous les décombres.
Cette attaque massive intervient quelques heures seulement après un avertissement solennel de Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien avait déclaré que les services de renseignement ukrainiens avaient détecté des préparatifs russes pour une offensive aérienne de grande ampleur. Il avait appelé la population à ne pas ignorer les alertes et à se protéger. « La Russie prépare une nouvelle frappe massive. Nous devons être prêts et garder notre calme », avait-il déclaré sur les réseaux sociaux. Son appel n'a pas été suivi d'une réponse immédiate des partenaires occidentaux sur le terrain, mais le sujet sera sans doute abordé lors des prochaines réunions du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine.
En réaction, la Pologne a déployé par précaution des avions de chasse pour protéger son espace aérien pendant la nuit. Varsovie a confirmé avoir mis en alerte ses forces aériennes face au risque de projectiles russes pénétrant sur son territoire, comme cela s'est déjà produit par le passé. Ce geste illustre la tension persistante aux frontières de l'Otan et la crainte d'une escalade régionale.
Volodymyr Zelensky a immédiatement adressé un nouveau message à ses alliés: « Chaque vie perdue est une douleur pour l'Ukraine et une honte pour ceux qui auraient pu fournir les moyens de protéger notre ciel et ne l'ont pas fait. » Il a réclamé des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires, notamment des batteries Patriot supplémentaires et des avions de chasse F-16, dont les premières livraisons sont attendues dans les mois à venir. « La défense antiaérienne doit être une priorité absolue. Nous ne pouvons pas perdre du temps quand des familles entières sont anéanties », a-t-il martelé.
Sur le plan militaire, l'Ukraine a riposté en visant des cibles en Russie. Selon plusieurs sources, des drones ukrainiens ont attaqué des entrepôts du géant russe du commerce en ligne Wildberries, qui seraient utilisés à des fins logistiques par l'armée russe. Ces frappes, qui constituent une nouvelle démonstration de la capacité de Kiev à frapper en profondeur sur le territoire ennemi, visent à perturber les chaînes d'approvisionnement russes.
Depuis le début de l'invasion en février 2022, la Russie mène régulièrement des vagues de missiles et de drones contre les infrastructures critiques et les zones résidentielles ukrainiennes. L'Ukraine réclame en vain des systèmes de défense antiaérienne modernes en quantité suffisante pour protéger l'ensemble de son territoire. Chaque nouvelle attaque relance le débat au sein des capitales occidentales sur le rythme et le volume des livraisons d'armes. La nuit du 29 juillet restera comme l'une des plus meurtrières de ces dernières semaines, et le président Zelensky entend bien la transformer en argument politique pour accélérer le soutien militaire de ses alliés.



