Une enquête choc du Figaro, publiée ce jeudi, dévoile les pratiques criminelles et mafieuses qui gangrènent l'armée russe en Ukraine. Selon le quotidien, le régime de Vladimir Poutine exploite et broie ses propres soldats, les jetant dans des trous, les torturant et les « annulant » lorsqu'ils ne sont plus utiles. Ce système, qualifié de « sale guerre », transforme le conflit en un véritable business criminel.

L'enquête s'appuie sur des témoignages de soldats russes, d'anciens prisonniers et de sources proches du Kremlin. Elle décrit un système où les soldats sont traités comme de la chair à canon, envoyés au front sans équipement adéquat et punis de manière barbare en cas de désobéissance ou de tentative de désertion. Les « trous » évoqués dans le titre font référence à des fosses creusées dans le sol où les soldats sont jetés et laissés sans nourriture ni eau pendant des jours, voire des semaines, en guise de punition.

Les méthodes de torture incluent également des passages à tabac, des électrochocs et des privations sensorielles. Les soldats qui survivent à ces traitements sont souvent « annulés », c'est-à-dire rayés des registres militaires et privés de tout soutien, y compris médical et financier. Ce système permet au Kremlin de dissimuler le nombre réel de pertes et de maintenir une main-d'œuvre docile et terrorisée.

Le Figaro souligne que ce business criminel est également une source de profits pour des réseaux mafieux proches du pouvoir. Des officiers corrompus détournent une partie des salaires et des primes des soldats, tandis que des entreprises liées au Kremlin fournissent du matériel de mauvaise qualité à des prix gonflés. Les soldats blessés sont souvent abandonnés sur le champ de bataille, faute de moyens de transport et de soins adéquats.

Cette enquête intervient alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année. Selon des documents de la diplomatie française révélés par La Dépêche, le modèle russe montre des signes de faiblesse après quatre ans de conflit. Vladimir Poutine, de son côté, serait de plus en plus isolé et paranoïaque, selon L'Express, qui décrit un Kremlin où la paranoïa atteint des sommets, avec un rôle croissant du FSB et des sondages secrets.

Les révélations du Figaro jettent une lumière crue sur la réalité du conflit ukrainien, loin de la propagande officielle du Kremlin. Elles mettent en évidence la brutalité et le mépris du régime de Poutine pour la vie humaine, y compris celle de ses propres citoyens. Alors que les pertes russes continuent de s'accumuler, ce système criminel permet au Kremlin de maintenir l'effort de guerre, mais au prix de souffrances indicibles pour ses soldats.

Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Des organisations de défense des droits de l'homme ont condamné ces pratiques et appelé à une enquête internationale. Le gouvernement ukrainien a quant à lui dénoncé une « machine de guerre criminelle » et réitéré son appel à un soutien accru de la part de ses alliés. La publication de cette enquête pourrait relancer le débat sur la nature du régime de Poutine et sur les moyens de mettre fin à ce conflit dévastateur.