Le conflit judiciaire entre Adriana Karembeu et son mari André Ohanian connaît un nouveau rebondissement. L'homme d'affaires de 71 ans, actuellement en instance de divorce avec l'ancienne mannequin, a déposé vendredi une plainte avec constitution de partie civile contre elle et son compagnon, le chanteur Marc Lavoine. Cette démarche vise, selon son avocate Me Najwa El Haïté, à faire en sorte que « toute la lumière soit faite sur des faits susceptibles de porter atteinte à la protection et à l'intérêt supérieur de sa fille », âgée de 7 ans.

La plainte, déposée pour « manquement aux obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation d'un enfant mineur », « corruption de mineur », « diffusion de messages pornographiques susceptibles d'être vus ou perçus par un mineur » et « infractions à la législation sur les stupéfiants », intervient moins de deux semaines après une décision du parquet de Paris. Ce dernier avait classé sans suite une enquête visant Adriana Karembeu pour soustraction aux obligations parentales, une enquête ouverte à la suite d'un signalement effectué par André Ohanian en mars, puis complété en mai.

Les avocates d'Adriana Karembeu, Mes Nathalie Tomasini et Maeva Zampori, dénoncent ce qu'elles qualifient d'« acharnement judiciaire ». « Malgré le classement sans suite rendu » avec une issue « favorable à Mme Karembeu sur l'ensemble des points examinés, M. Ohanian a choisi de poursuivre son acharnement judiciaire contre la mère de sa fille en engageant une nouvelle procédure fondée sur les mêmes allégations », ont-elles réagi auprès de l'AFP. Elles estiment également que « cette nouvelle offensive judiciaire interroge d'autant plus qu'elle conduit à mobiliser, une fois encore, les moyens de la justice pour des faits déjà examinés ».

Me Nathalie Tomasini a par ailleurs indiqué qu'une plainte pour « dénonciation calomnieuse » allait être déposée contre André Ohanian. Selon elle, l'« acharnement » de ce dernier « affecte psychologiquement l'enfant » et Adriana Karembeu, qui « a peur pour sa fille ». La séparation du couple, marié en 2014, s'accompagne depuis plusieurs mois d'accusations croisées. Selon des sources proches du dossier, chacun des parents reproche à l'autre d'avoir exposé leur fille à des contenus à caractère sexuel via différents supports numériques. Il est notamment question d'un iPad d'enfant resté synchronisé avec celui d'un parent ou encore d'un téléphone utilisé par la fillette pendant qu'elle jouait.

Les avocates d'Adriana Karembeu contestent fermement les accusations. Fin juin, après le classement sans suite de l'enquête, elles avaient souligné dans un communiqué qu'« aucun élément de preuve ne permettait de caractériser l'ensemble des accusations formulées ». Les conseils de l'ancienne mannequin affirmaient également que, « dans le cadre de la procédure de divorce en cours, Mme Karembeu a déjà produit des éléments établissant qu'elle a consacré davantage de temps à leur fille que son époux ».

André Ohanian conteste cette version. Son avocate assure notamment que « les pièces versées aux débats et de très nombreuses attestations démontrent précisément l'inverse ». Elle rappelle aussi que l'enfant réside habituellement à Marrakech avec son père, où elle est scolarisée. Cette nouvelle procédure judiciaire s'inscrit dans un contexte de séparation conflictuelle, où les deux parties s'accusent mutuellement de manquements graves. L'affaire, qui mêle des questions de droit de la famille, de protection de l'enfance et de diffamation, promet de connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir.

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Céline Girard couvre pour Cortex Luxe l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.