Législatives en Suède : la gauche en tête, l'extrême droite recule
Les élections législatives suédoises sont marquées par une avance étroite de la coalition de gauche et un recul de l'extrême droite, selon les premières estimations, alors que le dépouillement se poursuit.
La coalition d'opposition de gauche est arrivée en tête des élections législatives suédoises, selon les premières estimations diffusées dimanche soir, tandis que l'extrême droite recule pour la première fois depuis 2010. Le scrutin, qui a mobilisé près de huit millions d'électeurs, reste toutefois indécis : le dépouillement se poursuivait tard dans la soirée et les écarts entre les blocs demeuraient très serrés.
Les estimations de la télévision publique suédoise créditent la coalition de centre-gauche de plus de 51 % des suffrages. L'ancienne Première ministre Magdalena Andersson, figure de proue du Parti social-démocrate, pourrait ainsi revenir à la tête du gouvernement. À l'inverse, la coalition de droite du Premier ministre sortant Ulf Kristersson, qui gouverne avec le soutien de l'extrême droite, reste au coude-à-coude avec l'opposition. Le suspense demeure donc entier à mesure que les bulletins sont comptabilisés.
Ce recul de l'extrême droite constitue un fait notable dans le paysage politique suédois. Le parti nationaliste, qui avait progressé de manière continue depuis 2010, perdrait du terrain pour la première fois en plus d'une décennie. Ce reflux intervient alors que la formation était devenue un allié indispensable de la droite gouvernementale. Les résultats définitifs devraient préciser l'ampleur de ce recul et ses conséquences sur la composition du prochain Parlement.
À Stockholm, les partisans du Parti social-démocrate se sont rassemblés au Waterfront Center pour suivre la publication des premiers résultats. L'ambiance était à l'attente, tant l'issue du scrutin reste incertaine. Les deux blocs, gauche et droite, sont engagés dans une bataille serrée dont l'épilogue dépend encore des circonscriptions les plus disputées et du dépouillement des votes par correspondance.
Ces élections législatives étaient présentées comme les plus disputées depuis plusieurs années. Elles interviennent dans un contexte de fragmentation politique croissante en Europe, où les équilibres entre partis traditionnels et formations contestataires se recomposent. En Suède, la campagne s'est concentrée sur des thèmes de société, l'économie, l'immigration et les services publics, sans qu'aucun bloc ne parvienne à se détacher nettement.
Si la tendance se confirme, Magdalena Andersson pourrait retrouver les rênes du pays, à la tête d'une coalition de centre-gauche. Mais la prudence reste de mise : les estimations de sortie des urnes ne constituent pas des résultats définitifs, et l'écart entre les deux camps demeure suffisamment faible pour que le dépouillement complet soit décisif. Les autorités électorales n'ont pas encore annoncé de calendrier précis pour la publication des résultats définitifs.
Le scrutin a mobilisé près de huit millions d'électeurs, un niveau de participation qui témoigne de l'intérêt pour une élection dont l'issue façonnera la politique suédoise pour les quatre prochaines années. Les regards se tournent désormais vers les bureaux de vote où les opérations de comptage se poursuivent, avec l'espoir d'une clarification rapide.
