Le ferry MV Barima a chaviré ce dimanche au large des côtes du Guyana, déclenchant une opération de sauvetage de grande ampleur. Selon les autorités locales, 116 personnes se trouvaient à bord au moment du naufrage. Les équipes de secours ont déjà pu sauver 53 passagers, mais les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus.

Le drame s'est produit dans des circonstances encore inconnues. Un appel de détresse a été lancé alors que le navire commençait à sombrer, permettant aux secouristes de se déployer rapidement. Des bateaux de pêche et des navires de la garde côtière guyanienne participent aux opérations, appuyés par des moyens aériens. Les conditions météorologiques dans la zone sont suivies de près, car elles pourraient compliquer les recherches.

Le MV Barima est un ferry assurant la liaison entre la capitale Georgetown et les communautés riveraines du fleuve Essequibo, une voie de transport essentielle pour les habitants de cette région isolée. Ce type de navire est souvent utilisé pour transporter passagers et marchandises le long du littoral et des cours d'eau intérieurs du Guyana. Le nombre exact de personnes à bord a varié selon les premières informations, certaines sources évoquant jusqu'à 133 personnes, mais les autorités ont confirmé le chiffre de 116.

Les familles des passagers se sont rassemblées près du port de Georgetown, dans l'attente angoissante de nouvelles. Un centre d'accueil a été mis en place pour les proches, tandis que les hôpitaux de la région ont été placés en alerte pour prendre en charge les rescapés. Les autorités guyaniennes ont promis une enquête approfondie pour déterminer les causes du naufrage, qui pourraient inclure une surcharge, une avarie technique ou des conditions de navigation difficiles.

Le président du Guyana, Irfaan Ali, a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs familles, et a salué le courage des secouristes. Il a également ordonné la mobilisation de tous les moyens disponibles pour les opérations de sauvetage. Ce naufrage est l'un des plus graves que le pays ait connus ces dernières années, et il soulève des questions sur la sécurité des transports fluviaux et maritimes dans la région.

Le Guyana, petit pays d'Amérique du Sud bordé par l'océan Atlantique, dépend fortement de ses voies navigables pour le transport de personnes et de biens. Les ferrys comme le MV Barima sont un maillon vital de l'économie locale, reliant des communautés souvent dépourvues de routes praticables. Les accidents de ce type, bien que rares, rappellent les défis logistiques et sécuritaires auxquels sont confrontés les opérateurs et les autorités.

Les recherches se poursuivent sans relâche, avec l'espoir de retrouver d'autres survivants. Les équipes de plongée explorent l'épave, tandis que des patrouilles aériennes survolent la zone pour repérer d'éventuels naufragés. La priorité reste le sauvetage des personnes encore portées disparues, avant de se concentrer sur les causes du drame.

Ce naufrage a suscité une vive émotion au Guyana et dans la région, et les autorités ont promis de rendre publics les résultats de l'enquête dès qu'ils seront disponibles. En attendant, la communauté internationale suit de près l'évolution de la situation, tandis que les secours poursuivent leur travail dans des conditions difficiles.

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Analyste économie

Bastien Perrin couvre pour Cortex Luxe l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.