Brandon McNulty, l'un des coéquipiers les plus fidèles du maillot jaune Tadej Pogacar au sein de l'équipe UAE Emirates-XRG, a été victime d'un incident choquant avant le départ de la 16e étape du Tour de France, disputée mardi 21 juillet sous la forme d'un contre-la-montre entre Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains. Selon les informations rapportées par son manager, Mauro Gianetti, le coureur américain a été percuté par un automobiliste qui aurait agi délibérément, poussé par un sentiment d'agacement face à la présence des cyclistes sur la route.

L'incident s'est produit alors que McNulty se trouvait en train de s'échauffer ou de se préparer pour l'épreuve chronométrée. Le conducteur, visiblement irrité par la circulation dense liée à l'événement sportif, aurait perdu son sang-froid et délibérément heurté le coureur. Heureusement, malgré la violence du choc, Brandon McNulty a pu prendre le départ du contre-la-montre, bien que son état physique et mental ait pu être affecté par cette agression. Les autorités locales n'ont pas encore communiqué officiellement sur les suites judiciaires réservées à cet automobiliste, mais l'affaire soulève une fois de plus les tensions récurrentes entre les usagers de la route et les cyclistes, en particulier lors des grandes compétitions comme le Tour de France.

Cet incident s'inscrit dans un contexte plus large de rivalité et de passion autour de la Grande Boucle. La 16e étape, un contre-la-montre individuel de 28 kilomètres entre Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains, était très attendue car elle offrait une opportunité aux spécialistes de l'exercice solitaire de reprendre du temps au leader. Le Belge Remco Evenepoel, champion olympique de la discipline, a profité de ce chrono pour s'imposer avec une démonstration de force, reprenant 28 secondes à Tadej Pogacar. Evenepoel a ainsi consolidé sa deuxième place au classement général, tandis que Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance réduite mais toujours significative. L'Allemand Florian Lipowitz, cinquième au départ de l'étape, a quant à lui chuté et abandonné, un revers qui a modifié la hiérarchie du peloton.

L'agression subie par Brandon McNulty rappelle les dangers auxquels sont exposés les coureurs, non seulement pendant les étapes mais aussi lors des phases d'approche ou d'échauffement. Le Tour de France, qui attire des millions de spectateurs et génère une couverture médiatique mondiale, est souvent le théâtre d'interactions tendues entre les automobilistes et les cyclistes, surtout dans les zones urbaines ou les cols étroits. Les organisateurs et les équipes appellent régulièrement à la prudence et au respect mutuel, mais cet incident montre que des comportements agressifs persistent. Pour McNulty, qui joue un rôle clé dans la stratégie de Pogacar en tant que lieutenant, cette expérience pourrait avoir des répercussions sur sa confiance et sa performance dans les étapes à venir.

Au-delà de l'aspect sportif, cet événement met en lumière la nécessité d'une meilleure sensibilisation des conducteurs à la sécurité des cyclistes, en particulier lors des grands événements. Les autorités locales et les fédérations cyclistes pourraient être amenées à renforcer les mesures de sécurité autour des départs et des arrivées d'étapes, afin d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent. En attendant, Brandon McNulty a montré un courage remarquable en prenant le départ malgré tout, tandis que son équipe et ses supporters espèrent qu'il pourra continuer à jouer son rôle crucial dans la quête d'un troisième sacre consécutif pour Tadej Pogacar sur les Champs-Élysées.