Pour des enfants ukrainiens, quelques jours de mer, de visites et de vie collective en Grèce peuvent représenter quelque chose de très simple et de très rare depuis le début de la guerre: un morceau d’été ordinaire. Une source primaire transmise à la rédaction indique que 130 enfants séjournent dans un camp de l’Archevêché d’Athènes, dans le cadre d’un accord entre le métropolite Épiphane de Kyiv et de toute l’Ukraine et l’archevêque Hiéronyme d’Athènes et de toute la Grèce.
Le nombre de 130 participants et la formulation précise de cet accord n’ont pas encore été retrouvés dans un communiqué officiel récent et séparément indexé. En revanche, plusieurs éléments essentiels du programme sont confirmés par des sources publiques.
Le canal officiel de la communauté ukrainienne de Boyarka a annoncé un camp orthodoxe en Grèce pour des enfants de 9 à 15 ans, du 2 au 14 août 2026. L’Église orthodoxe d’Ukraine y est désignée comme organisatrice. Pour ce groupe, les familles prennent en charge le transport, tandis que l’hébergement, les repas et les excursions sont gratuits.
Le programme mêle détente et découverte. Il prévoit la mer, l’Acropole, un parc aquatique et des monastères, ainsi que des rencontres avec des membres du clergé grec et des échanges spirituels. Ces détails concernent le groupe documenté de Boyarka et ne peuvent pas être automatiquement appliqués à tous les enfants mentionnés dans la source initiale.
L’Archevêché d’Athènes dispose par ailleurs d’une infrastructure ancienne pour accueillir des enfants. Son site officiel présente ses camps d’Attique comme une composante du centre d’éducation, de culture et de bénévolat « Η Αγία Φιλοθέη ». Les installations ont été inaugurées par l’archevêque Hiéronyme II en 2012. En 2026, l’archevêché continue également à proposer d’autres activités estivales destinées aux enfants.
Cette hospitalité s’inscrit dans une histoire plus longue. En mars 2022, Hiéronyme avait proposé des locaux et des structures de l’archevêché pour accueillir des réfugiés ukrainiens, avec une attention particulière aux mineurs. En 2024, Hellenic Aid avait organisé en Attique un autre camp d’été destiné à des enfants venus d’Odesa.
Le projet actuel montre ainsi comment une relation religieuse et institutionnelle peut devenir une expérience très concrète pour des familles. Il faut trouver des lieux, nourrir les enfants, organiser les déplacements, assurer l’encadrement et construire un programme. Derrière la dimension symbolique des relations entre Églises se trouve donc un travail quotidien d’accueil.
Pour les enfants, l’enjeu est plus intime. Une plage, une visite culturelle, des jeux et des repas partagés ne font pas disparaître les conséquences de la guerre. Ils peuvent toutefois restituer provisoirement un rythme de vacances, des rencontres et une forme de légèreté.
La rédaction distingue clairement les niveaux de preuve: le camp d’août organisé par l’Église orthodoxe d’Ukraine, les conditions offertes à un groupe identifié et les infrastructures de l’Archevêché d’Athènes sont documentés. Le total de 130 enfants et l’accord personnel entre Épiphane et Hiéronyme restent attribués à la source primaire reçue, dans l’attente d’une confirmation officielle distincte.



