Neuf appartements en penthouse révèlent les réalités de la vie en hauteur
Un extrait de livre consacré au « penthouse syndrome » présente neuf espaces de standing, de Tribeca à São Paulo, et interroge ce que signifie vivre au sommet d’un immeuble.
Vivre au dernier étage d’un immeuble, dans un penthouse, suscite souvent un imaginaire de luxe et de vues dégagées. Un extrait du livre « penthouse syndrome », publié par les éditions Gestalten et repris par le magazine Livingetc, propose de dépasser cette image en présentant neuf espaces de ce type, situés de Tribeca, à New York, jusqu’à São Paulo, au Brésil.
Le texte est signé Debbie, rédactrice en chef adjointe de Livingetc pour le numérique. Journaliste depuis une vingtaine d’années, elle a travaillé sur des titres consacrés à la décoration intérieure et à la mode. Son article s’intéresse moins à la surface des logements qu’à la manière dont on y habite au quotidien, à la hauteur, à la lumière et à la relation avec la ville qui s’étend en contrebas.
Le point de départ de la démarche est simple : le penthouse n’est pas seulement un appartement haut placé, c’est un type d’habitat qui impose ses propres contraintes et ses propres avantages. Les vues panoramiques, la luminosité souvent plus forte et le sentiment d’isolement par rapport au niveau de la rue sont autant de qualités recherchées, mais elles s’accompagnent d’une organisation spatiale particulière, notamment autour des circulations verticales, des terrasses et des volumes ouverts.
Les notes disponibles ne détaillent pas précisément le contenu des neuf logements présentés. Elles ne mentionnent ni leurs occupants ni les caractéristiques propres aux appartements de Tribeca ou de São Paulo. Le format retenu, celui d’un extrait de livre, laisse donc supposer une approche photographique et descriptive plutôt qu’un reportage sur les habitants eux-mêmes.
Au-delà de ce cas précis, la question de l’architecture en hauteur rejoint des débats plus larges sur l’usage des espaces urbains. Dans plusieurs grandes villes, les étages supérieurs des immeubles sont devenus des lieux de prestige, parfois recherchés par des acheteurs qui cherchent à marquer leur présence dans le paysage urbain. Le penthouse condense ainsi des enjeux de style de vie, d’économie immobilière et de rapport au voisinage.
Pour mieux situer ces logements dans le champ de l’architecture contemporaine, on peut rappeler un autre exemple, récemment documenté par le site Dezeen. Il concerne la bibliothèque publique de Clinton, en Caroline du Sud, conçue par le cabinet Studio Shea, basé à Brooklyn. Le bâtiment couvre 11 000 pieds carrés, soit environ 1 000 mètres carrés, sur un terrain de 1,25 acre. Il s’inscrit dans une commune de moins de 8 000 habitants, marquée par son histoire ferroviaire, puisqu’elle est située à un nœud de chemin de fer.
Le projet se distingue par un revêtement en métal, un atrium central éclairé par la lumière du jour et un large débord de toiture de type véranda. Un banc communautaire a par ailleurs été réalisé en chêne prélevé sur le site, avec le concours du Piedmont Technical College. Studio 2LR en assure la fonction d’architecte responsable du dossier. L’article mentionne également d’autres bâtiments publics récents en Caroline du Sud, signés par Foster + Partners, Pei Cobb Freed et SDCO.
Ces deux sources, pourtant éloignées par leur sujet, rappellent une même préoccupation : comment organiser un espace pour qu’il soit à la fois fonctionnel, lumineux et adapté à ses usagers. Qu’il s’agisse d’un logement en hauteur ou d’un équipement public, la lumière naturelle, la circulation et la relation au paysage restent des paramètres déterminants.
Une troisième source, une discussion publiée sur Reddit, illustre cette même logique au niveau domestique. Un internaute y hésite entre deux agencements pour son salon, l’un avec un comptoir en surplomb, l’autre avec un coin d’écoute stéréo, et s’interroge sur l’emplacement de sa télévision face à une fenêtre orientée à l’ouest. Ces questions très concrètes montrent que l’aménagement d’un intérieur, quelle que soit sa hauteur, repose sur des arbitrages du quotidien.
Source: livingetc.com
8
