Un fauteuil suisse transforme son dossier en appui pour les réunions debout
Le HighLow Chair, conçu par la société suisse Studiotools, permet de basculer son dossier vers l’avant pour s’appuyer lorsque les participants se lèvent, sans recourir à un second siège.
Les tables à hauteur réglable permettent de faire passer une réunion de la position assise à la position debout, mais les chaises, elles, restent souvent en arrière. Le HighLow Chair, développé par la société suisse Studiotools, propose de confier au dossier une seconde fonction : il bascule vers l’avant pour devenir un appui incliné lorsque tout le monde se lève, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter un autre élément d’assise.
À première vue, le modèle ressemble davantage à un objet ludique qu’à un mobilier de bureau classique. Une épaisse assise circulaire et un dossier en forme de boudin reposent sur une fine structure en acier tubulaire noir, dotée de petites roulettes sous ses quatre pieds. Aucun accoudoir ne vient limiter les mouvements, et les côtés ouverts permettent de s’asseoir de profil ou à califourchon. Les formes arrondies lui donnent un caractère proche du tabouret coloré que de la chaise de conférence traditionnelle. Le designer, Moritz Willm, a conçu l’ensemble.
Le cylindre joue cependant un rôle plus important que sa forme simple ne le laisse supposer. À l’intérieur se trouve une âme en contreplaqué présentant deux surfaces d’appui inclinées différemment, entourée d’une mousse plus souple pour le dossier et d’une mousse plus ferme pour l’appui. Lorsqu’on le fait basculer vers l’avant, il présente une surface différente au corps, au lieu de demander au même coussin de remplir deux fonctions très distinctes.
Pour que ce mouvement reste simple à utiliser, Studiotools a développé l’articulation en interne, en la fraisant dans de l’acier à outils, et en amortissant le mécanisme pour limiter les bruits de cliquetis. Le dossier se déplace directement, sans levier séparé à actionner avant de changer sa position. Lorsqu’une discussion se transforme en atelier debout, la chaise peut rester à proximité plutôt que d’être repoussée dans un coin. L’assise comporte par ailleurs une sangle sous le revêtement, qui apporte un peu d’élasticité au lieu de reposer uniquement sur la mousse. Quatre densités de mousse sont utilisées sur l’ensemble du siège, dont les deux situées à l’intérieur du cylindre. Selon le fabricant, cette configuration doit permettre d’adopter différentes postures lors de réunions longues, sans toutefois garantir un confort toute la journée.
Le revêtement adoucit l’aspect technique de l’ensemble. Le bouclé Yoredale de Camira est proposé en 33 coloris, des neutres discrets jusqu’aux tons jaune, bleu et rouge plus vifs qui donnent au siège une présence joyeuse. Il s’agit d’un mélange riche en laine, avec un fil noir tissé dans l’étoffe, qui reprend la couleur du châssis sans uniformiser toutes les surfaces.
La mobilité est un élément essentiel pour une chaise destinée à suivre l’évolution d’une réunion. Ses roulettes sont équipées de freins, afin qu’on puisse se rapprocher d’un collègue sans que le dossier se dérobe lorsqu’on s’y appuie. Selon la version, deux à quatre chaises peuvent être empilées, ce qui permet de dégager l’espace pour une activité de groupe sans disperser les sièges le long des murs.
Cette souplesse suppose toutefois une adaptation de la pièce. Si les participants restent installés en rangs fixes pendant une heure de présentation, un dossier mobile ne changera pas grand-chose. Le modèle convient mieux aux réunions où se lever ou se tourner vers un collègue ne paraît pas interrompre le déroulement de la séance.
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