Une locataire crée une chambre à coucher avec des rideaux dans un studio de Brooklyn
L'architecte Nilufer Haciosmanoglu a délimité une chambre privée dans son studio de 470 pieds carrés grâce à des rideaux en lin, en y associant meubles d'occasion et objets rapportés de ses voyages.
Dans un studio de 470 pieds carrés, soit environ 44 mètres carrés, à Brooklyn, l'architecte d'intérieur Nilufer Haciosmanoglu a réussi à aménager une chambre à part entière grâce à des rideaux en lin fluides. Ce choix lui permet de séparer le coucher du reste de la pièce de vie sans cloison fixe, dans un logement loué tout neuf.
Le principe repose sur des voilages qui délimitent l'espace nuit tout en laissant passer la lumière et l'air. Pour donner du caractère à un appartement qui n'avait pas encore d'histoire, la designer a ensuite ajouté des meubles de seconde main, des plantes retombantes et plusieurs objets rapportés de ses voyages. Ces éléments personnels contrastent avec la neutralité habituelle d'un logement de location et donnent à l'intérieur une identité propre.
Le cas illustre une manière concrète d'habiter un petit volume dans une grande ville américaine, où les studios de ce type sont nombreux et où la question de la séparation des espaces revient souvent. Sans transformer le logement ni engager de travaux, la locataire a fait de la contrainte de surface un point de départ pour organiser sa vie quotidienne, en distinguant nettement le repos de l'activité diurne.
Cette approche repose sur un principe simple : dans un espace restreint, la définition des zones passe davantage par le textile, le mobilier et la disposition que par la construction. Les rideaux, légers et mobiles, offrent une intimité réelle tout en restant réversibles, un avantage appréciable pour un locataire qui ne peut pas modifier durablement son logement.
Le choix du mobilier d'occasion répond aussi à une logique pratique. Des pièces déjà usées apportent une présence et une chaleur que n'offre pas toujours un intérieur neuf, et leur acquisition permet de meubler un logement sans investissement lourd. Les plantes retombantes, disposées le long des rideaux ou au-dessus du mobilier, adoucissent les lignes et prolongent visuellement l'espace vers le haut, une astuce fréquente dans les petits appartements où la hauteur sous plafond est l'une des rares marges disponibles.
Les objets rapportés des voyages jouent un rôle de fil conducteur. Chacun d'eux raconte un déplacement, une rencontre ou un achat, et leur présence dans le logement transforme une surface standard en espace habité. Ce mélange d'objets, sans thème imposé, reflète une façon de décorer davantage fondée sur le souvenir que sur la tendance du moment.
Au-delà de ce cas particulier, l'exemple rappelle que l'aménagement d'un studio ne se résume pas à réduire le superflu. Il s'agit surtout de créer des seuils, des zones et des repères qui permettent à chacun de passer d'une activité à l'autre. Pour les locataires des grandes villes, où le prix au mètre carré pousse souvent vers les petites surfaces, ce type de solution offre une alternative à la déménagement vers un logement plus grand.
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