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1 Novembre 2026

apartmenttherapy.info

Société

Une locataire transforme sa cuisine en explosion de vert malgré les règles habituelles

Audrey Morguess, locataire depuis plusieurs années, a entièrement repensé sa cuisine avec des choix audacieux, après un simple papier peint dans le salon qui a déclenché une rénovation complète.

Bastien Perrin 3 min Apartment Therapy

Audrey Morguess a fini par refaire entièrement la cuisine de son appartement de location, alors qu'elle n'en est pas propriétaire. Une décision qui va à l'encontre des conseils habituellement donnés aux locataires, souvent invités à ne pas toucher aux murs ni aux équipements. Le résultat, une cuisine presque entièrement baignée de vert, se démarque nettement des intérieurs plus neutres que l'on associe d'ordinaire aux logements loués.

Tout commence par un projet modeste. Audrey Morguess souhaitait poser du papier peint sur un seul mur du salon pour créer une ambiance particulière. Elle reconnaît aujourd'hui, avec un certain humour, que ce geste a rapidement entraîné une conclusion inattendue : « Ironiquement, poser du papier peint sur un mur du salon pour créer une atmosphère a fini par se transformer en “toute la cuisine doit être mise à jour” ». Elle occupait ce logement depuis des années et s'est finalement lassée de ce qu'elle décrit comme un « mélange de matériaux dépassés ». Ce n'est donc pas une envie soudaine de changement qui l'a décidée, mais l'accumulation de petits désagréments au fil du temps.

Le constat est sans appel selon elle : « Rien dans la cuisine n'était attrayant. » Ce sentiment de lassitude, plus que la poursuite d'une tendance, a convaincu la locataire d'engager cette transformation. Une fois le projet lancé, la logique du chantier s'est imposée d'elle-même : il ne s'agissait plus de retoucher un détail mais de reprendre l'ensemble de l'espace, pour que les éléments s'accordent entre eux. Le vert, choisi comme couleur dominante, relie désormais les surfaces et donne à la pièce une identité visuelle affirmée.

Cette rénovation illustre une pratique de plus en plus répandue chez les locataires, qui cherchent à transformer leur cadre de vie sans attendre un changement de propriétaire ou de bailleur. Elle soulève aussi, en filigrane, la question de la marge de manœuvre dont disposent les occupants pour personnaliser un logement qu'ils ne possèdent pas. Entre l'envie de s'approprier un espace où l'on vit au quotidien et les contraintes liées au statut de locataire, le cas d'Audrey Morguess montre qu'une modification peut parfois en entraîner d'autres, jusqu'à transformer une pièce entière.

Au-delà de l'esthétique, cette initiative pose une question pratique que beaucoup de locataires se posent : jusqu'où peut-on aller sans l'accord du propriétaire ? Le parcours de la locataire, qui part d'un simple papier peint pour aboutir à une refonte complète, rappelle que les petites décisions décoratives peuvent rapidement prendre une ampleur que l'on n'avait pas anticipée. Il met en lumière le lien étroit entre le confort d'un logement et le sentiment d'y être chez soi, même lorsque l'on n'en est pas le propriétaire.

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Bastien Perrin

Auteur

Analyste économie

Bastien Perrin couvre pour Cortex l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.

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