La Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé, lundi 3 août, qu’elle mettait fin à la mission de Vladimir Petkovic, le sélectionneur de l’équipe nationale. Le technicien suisse d’origine bosnienne, âgé de 62 ans, était en poste depuis 2024. Il quitte les Fennecs environ deux mois après avoir signé une prolongation de contrat qui devait courir jusqu’en 2028.

Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football algérien a précisé que la relation avec Petkovic et son staff « a officiellement pris fin ce jour, d’un commun accord ». Le staff du sélectionneur est donc concerné par cette séparation. La décision intervient alors que la sélection nationale n’a pas répondu aux attentes lors des deux dernières grandes compétitions.

Le bilan du technicien à la tête de l’Algérie est en effet contrasté. Il avait réussi à qualifier son équipe pour la phase à élimination directe d’une Coupe du monde pour la deuxième fois de l’histoire du pays, après 2014. Cette performance a toutefois été facilitée par le nouveau format du Mondial, élargi à 48 nations, qui offre davantage de places aux sélections africaines et aux autres équipes candidates. L’Algérie a profité de cet élargissement pour décrocher son billet, mais elle n’a pas confirmé dans la durée. Cette qualification restera sans doute l’un des faits marquants de son passage.

L’aventure algérienne s’est arrêtée dès les seizièmes de finale. Les Fennecs ont été éliminés par la Suisse, battus 2-0. Une sortie prématurée, qui a plongé l’équipe dans la déception et fragilisé la position du technicien à la tête du groupe. Un rendez-vous mondial abordé pourtant avec l’espoir d’un parcours historique, et refermé aussi vite qu’il avait commencé. L’image laissée par cet échec a pesé lourd dans la décision de la FAF.

Les résultats inquiétants ne dataient pas du Mondial. En janvier, l’Algérie avait déjà été éliminée en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations par le Nigeria, sur le score de 2-0. Les Fennecs n’avaient pas brillé lors de ce rendez-vous continental, et le souvenir de cette contre-performance est resté présent dans les esprits. Le cumul de ces deux échecs a finalement eu raison de la confiance accordée à Vladimir Petkovic. Sa marge de manœuvre s’était réduite de manière significative au fil des mois.

Ce départ marque un nouveau tournant pour la sélection algérienne, qui avait confié son banc à Petkovic en 2024 après l’ère Djamel Belmadi. La FAF n’a pas annoncé, dans l’immédiat, le nom de son successeur. Le chantier s’annonce important: l’Algérie doit préparer la suite de ses échéances internationales et retrouver une dynamique positive après une période marquée par des résultats décevants dans les grandes compétitions. La prolongation de contrat signée il y a deux mois n’aura donc pas suffi à garantir la stabilité du sélectionneur.