La 4e étape du Tour de France Femmes, disputée mardi sous la forme d'un contre-la-montre autour de Dijon, a immédiatement pesé sur le classement général. Au fil des premiers passages, Demi Vollering et Marlen Reusser figuraient parmi les coureuses dans les temps, tandis que Pauline Ferrand-Prévot subissait un net revers. Ce rendez-vous chronométré, attendu depuis le départ de la course, était présenté comme l'un des grands tournants de l'édition.

La journée était particulièrement suivie pour la Néerlandaise Demi Vollering. Victime d'une chute survenue tôt dans la 3e étape, elle avait terminé la veille sur une note d'incertitude. « Il faut qu'on fasse un bilan ce soir et qu'on voie comment ça va se passer demain », avait-elle expliqué après l'arrivée, alors qu'un examen médical était prévu dans la soirée. Sa présence au départ de Dijon et son chrono dans les temps constituaient donc une première réponse rassurante pour son équipe.

Le parcours bourguignon, long de 21 kilomètres, était considéré avant le départ comme un véritable test pour les prétendantes au maillot jaune. Le classement général restait très serré, et un exercice contre la montre d'une telle longueur pouvait rebattre les cartes. Les favorites savaient que chaque seconde serait précieuse, d'autant que les écarts réalisés dans ce type d'effort sont souvent difficiles à combler ensuite.

L'autre enseignement de cette après-midi dijonnaise concernait Pauline Ferrand-Prévot. La Française, attendue parmi les principales favorites du général, accusait visiblement un retard important sur les meilleurs temps. Pour le public tricolore, ce scénario représente une déception, d'autant que ce chrono avait été identifié comme un test significatif pour ses ambitions. Son équipe devra désormais évaluer l'ampleur des dégâts et adapter sa tactique en conséquence.

En tête, Marlen Reusser se montrait dans les temps en réalisant un parcours solide, pendant que Demi Vollering restait en mesure de limiter les écarts avec ses concurrentes directes. Les commissaires de course attendaient toutefois les temps officiels pour établir un premier classement définitif et mesurer les conséquences sur le général.

Ce chrono dijonnais doit maintenant servir de repère pour la suite de la semaine. Les écarts creusés dans la Côte-d'Or pourraient contraindre certaines équipes à tenter des coups de loin, tandis que les favorites défendront leur position dans les prochaines étapes. L'état physique de Demi Vollering, en particulier, sera scruté de près après sa chute de la veille, même si sa prestation dijonnaise a déjà rassuré ses supporters.

Le Tour de France Femmes, dont la création a longtemps été réclamée avant de revenir au calendrier, vit avec cette édition une semaine particulièrement disputée. La confrontation entre les favorites, attendue depuis plusieurs jours, a tenu ses promesses à Dijon et promet encore des retournements de situation. La course reste en effet très ouverte, et les prochaines étapes devraient offrir une nouvelle occasion de rebattre les cartes.