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12 Octobre 2026

Technologie

BYD, le constructeur chinois devenu numéro un mondial de la voiture électrique

Le constructeur chinois BYD, fondé par un fabricant de batteries, a dépassé Tesla sur le marché mondial de la voiture électrique. Il sera l'une des attractions du Mondial de l'automobile de Paris, où les constructeurs européens tentent de résister à la concurrence chinoise.

Anaïs Aubert 4 min Franceinfo monde

Le constructeur chinois BYD est devenu le numéro un mondial de la voiture électrique, dépassant Tesla sur ce marché en pleine expansion. Une ascension spectaculaire pour cette entreprise autrefois petite, fondée par un fabricant de batteries, qui s'apprête à être l'une des stars du Mondial de l'automobile de Paris.

Cette performance illustre le basculement du centre de gravité de l'industrie automobile vers la Chine, portée par une stratégie industrielle intégrée, de la production de cellules de batteries à l'assemblage de véhicules. BYD, qui a bâti son succès sur la maîtrise de la chaîne de valeur, incarne cette nouvelle donne qui bouscule les équilibres établis.

Le Mondial de l'auto de Paris, qui ouvre ses portes ce lundi 12 octobre 2026, s'annonce comme un moment clé pour mesurer l'ampleur de cette mutation. Les constructeurs européens comptent y faire de la résistance face à la concurrence galopante des marques chinoises. La présence de BYD, désormais leader mondial, symbolise l'intensité de ce défi.

Emmanuel Macron inaugurera la 91e édition du salon. Le chef de l'État entend mettre l'accent sur trois priorités : l'électrification des véhicules, la préférence européenne et l'innovation, notamment sur le véhicule autonome. Dimanche soir, il a reçu une soixantaine d'acteurs européens de la filière lors d'un dîner à l'Élysée, signe de l'importance accordée à ce dossier.

La question de la concurrence chinoise est au cœur des préoccupations. La Chine a toutefois accepté vendredi de freiner sensiblement ses exportations de voitures hybrides vers l'Union européenne, ce qui devrait empêcher l'arrivée de millions de ces véhicules ces prochaines années sur le Vieux-Continent. Un geste salué par Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, qui a mis en avant le « made in Europe ».

« L'électrification est le moteur de la reprise du marché et de la production en France », relève l'Élysée. La part de marché des véhicules électriques est passée de 1 % en 2017 à 40 % en septembre en France, souligne la présidence. Une dynamique qui témoigne de l'ancrage progressif de la mobilité électrique dans le paysage français.

Le salon sera aussi l'occasion pour les constructeurs européens de dévoiler leurs nouveautés. Citroën présentera un prototype de la 2CV 100 % électrique, surfant sur la vague du néo-rétro après le phénomène de la R5. Cette future « Deuch », destinée à un usage urbain, devrait être commercialisée en 2028 au prix d'environ 15 000 euros. Une voiture de petite taille, légère et produite en Europe.

Emmanuel Macron se rendra sur les stands de Valeo, Renault, Stellantis et de la Fabrique de l'Innovation, stand de la Plateforme de l'automobile (PFA). Il présidera ensuite une table ronde consacrée au véhicule autonome. « Notre modèle industriel est confronté à un choc provenant de l'extérieur qui nous remet en question et qui nous interpelle », a souligné le ministre délégué chargé de l'Industrie, Sébastien Martin.

Cette édition débute dans un climat complexe pour l'industrie automobile européenne, qui n'a jamais retrouvé le niveau des ventes d'avant-Covid. Encadrée par une réglementation européenne à la fois protectrice du « made in Europe » et incitative pour l'électrification, la filière doit répondre à un double défi : accélérer sa transition tout en résistant à la pression concurrentielle venue d'Asie.

L'ascension de BYD au rang de numéro un mondial de la voiture électrique n'est donc pas qu'une success story industrielle. Elle incarne un rapport de forces nouveau, où la maîtrise des technologies de batteries et des coûts de production devient déterminante. Pour les constructeurs européens, l'enjeu est de taille : préserver leur savoir-faire et leurs emplois tout en s'adaptant à un marché en mutation accélérée.

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Anaïs Aubert

Auteur

Rédactrice actualités

Anaïs Aubert couvre pour Cortex l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.

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