CinderClock : un réveil imprimé en 3D avec un gros bouton d'arcade pour se réveiller
Endothermal Systems présente CinderClock, un réveil de bureau imprimé en 3D qui se passe de smartphone. L'appareil combine un écran OLED, un joystick et un gros bouton d'arcade, avec une architecture modulaire et des fonctions programmables sans connexion internet.
Endothermal Systems dévoile CinderClock, un réveil de bureau imprimé en 3D conçu pour éloigner le téléphone des rituels du sommeil et du matin. L'appareil de 140 × 160 × 170 mm fonctionne comme un petit ordinateur autonome : il ne nécessite ni application ni abonnement, et son interface repose sur des commandes mécaniques plutôt que tactiles.
Le projet est né de la frustration des concepteurs face à l'usage du smartphone comme réveil. Ils ont défini trois principes fondateurs : l'appareil doit être autonome, son interface mécanique, et ses composants principaux modulaires et remplaçables. CinderClock embarque un processeur ESP32-S3, une horloge temps réel DS3231, un écran OLED monochrome de 3,12 pouces, un joystick, des boutons tactiles et un bouton d'arcade de 100 mm. Une carte microSD amovible stocke les sons d'alarme au format WAV, tandis qu'un capteur BME280 mesure température, humidité et pression, et un capteur de lumière ajuste la luminosité de l'écran selon la pièce.
La particularité du réveil réside dans son système d'alarme programmable. Il prend en charge des plannings basés sur des jours spécifiques de la semaine, des intervalles, des cycles de marche et d'arrêt, ainsi que les heures de lever et de coucher du soleil. Ces dernières sont calculées localement à partir de coordonnées saisies par l'utilisateur, sans connexion internet. Les listes d'alarmes traduisent les réglages en langage courant, chaque éditeur d'alarme affiche l'heure de sonnerie calculée, et un calendrier mensuel permet de vérifier le comportement des récurrences.
Le gros bouton d'arcade n'est pas un gadget. Sa taille est volontaire : arrêter une alarme ne doit pas exiger de chercher un petit bouton ou de fixer un écran. Le mode snooze peut également être configuré pour exiger plusieurs pressions ou une séquence aléatoire de mouvements du joystick, afin de rendre l'action consciente plutôt qu'automatique.
Au-delà des alarmes, CinderClock propose des minuteurs, un chronomètre, des sessions Pomodoro, des modes de son ambiant et d'animation, un carillon horaire et huit jeux simples. La connexion WiFi est volontairement limitée : elle est désactivée au démarrage et activée manuellement. Le firmware peut être installé via un fichier sur le portail local, sans compte ni serveur externe, et l'appareil ne vérifie pas les mises à jour automatiquement.
Endothermal Systems documente ouvertement son processus de développement, y compris les échecs. L'audio, par exemple, a nécessité plusieurs approches avant d'aboutir à une lecture WAV directe via une tâche FreeRTOS dédiée. La première coque imprimée en une seule pièce a pris 26 heures et s'est révélée inutilisable ; les concepteurs ont ensuite divisé le boîtier en deux parties reliées par une queue d'aronde coulissante. Les fichiers PCB, les modèles de boîtier et la nomenclature doivent être publiés avec le firmware et la documentation, faisant de la réparabilité une promesse concrète.
