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31 Août 2026

How This Photographer Turned a Love of Places Into His Career

Culture

Homo Faber 2026 réunit 500 artisans à Venise dans une « Île de lumière » imaginée par Es Devlin

La quatrième édition de la biennale Homo Faber se tiendra à Venise du 1er au 30 septembre 2026. Sous la direction artistique d’Es Devlin, l’exposition « An Island of Light » investira la Fondazione Giorgio Cini avec 15 installations immersives célébrant le geste artisanal.

Anaïs Aubert 4 min design archives | designboom | architecture & design magazine

La biennale Homo Faber revient à Venise du 1er au 30 septembre 2026 pour une quatrième édition placée sous le signe de la lumière. Intitulée « An Island of Light », elle réunira plus de 500 artisans issus de plus de 70 pays au sein de la Fondazione Giorgio Cini, sur l’île de San Giorgio Maggiore. La scénographe et artiste britannique Es Devlin, nommée directrice artistique, y déploiera un parcours de quinze installations immersives pensées en dialogue direct avec l’architecture, les jardins et le rapport de l’île à la lagune.

Le titre de l’exposition est né de l’expérience personnelle de Devlin à l’arrivée à Venise. « Quand je regarde une vue aérienne de cet endroit, si j’ai la chance d’avoir un ciel dégagé à l’atterrissage, je vois cette île comme un objet, comme un bijou, comme un œuf fragile, comme quelque chose que je pourrais ramasser et tenir avec précaution pour ne pas le casser », confie-t-elle lors de l’avant-première presse. « Et pourtant, quand je suis sur l’île, j’ai une sensation très différente. Je me sens portée par la pierre, par l’architecture, par le jardin, par les cyprès. On appelle cette île les poumons de Venise. Je veux que vous gardiez le goût du mot “lumière” et du mot “île” en marchant à travers les arbres et l’architecture. »

Le parcours s’ouvre sur « A Language of Hands », une installation conçue comme un atelier d’artisan. Des projections multimédia et des sons évoquent un atelier après le départ de ses occupants, plaçant l’accent sur les personnes et les gestes derrière l’œuvre. « La première chose que vous rencontrez est un studio, un atelier, et j’espère que vous aurez l’impression d’y entrer juste au moment où 500 artisans ont terminé leur journée de travail », explique Devlin. « Cette exposition nous invite à nous souvenir que la conscience humaine est importante. Nous pensons avec le bout des doigts. »

Cette attention portée au corps traverse toute la scénographie. Là où l’artisanat est habituellement présenté sous sa forme finie, « An Island of Light » met en avant les conditions de la fabrication : la main, l’atelier, le temps qui passe et la connaissance physique des matériaux. « An Index of Artisans » présente des portraits en noir et blanc des participants, tandis que « An Alphabet of Objects » transforme plus d’une centaine d’œuvres en silhouettes projetées par une grande structure cylindrique mobile.

L’exposition s’étend ensuite dans les jardins et les espaces historiques de la Fondazione. « A Library of Lungs » installe des structures courbes en bois inspirées des sculptures de papier de Devlin, en référence à la description de l’île comme « poumon de Venise ». Dans l’ancienne Piscina Gandini, « A Full Moon Rising » fait émerger de l’eau une structure semi-circulaire portant des jarres et des vases, reliant l’histoire des contenants à l’élément liquide lui-même. Enfin, « A Rooted Ascent » organise des œuvres en bois et en matériaux tissés autour d’une structure en liège, avec des artisans travaillant en direct dans l’espace.

Cette édition donne une forme concrète à la mission de la Fondation Michelangelo, qui organise la biennale : remettre au premier plan l’objet fait main et les personnes qui le créent. En utilisant l’eau, le bois et la lumière comme matériaux d’exposition, Es Devlin déplace l’attention du seul objet fini vers les gestes, les outils et les savoir-faire qui le rendent possible.

Anaïs Aubert

Auteur

Rédactrice actualités

Anaïs Aubert couvre pour Cortex l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.

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