L’agence de presse iranienne Mehr a démenti dimanche les déclarations de Donald Trump selon lesquelles Téhéran aurait demandé à Washington de renoncer à de nouvelles frappes contre l’Iran. Citant des responsables militaires, elle a qualifié l’affirmation du président américain de « nouveau mensonge ». « Nos forces sont en état d’alerte maximale et prêtes à toute éventualité », ont déclaré ces responsables, selon l’agence.
Cette mise au point intervient après l’annonce faite samedi par la Maison-Blanche. Donald Trump avait indiqué que les États-Unis et Israël avaient convenu de suspendre les nouvelles frappes prévues contre l’Iran, à la demande de Téhéran et d’autres pays de la région. Il avait toutefois prévenu que cette suspension était conditionnée à la conclusion rapide d’un accord.
Selon le président américain, cet accord devrait notamment inclure l’ouverture complète et totale du détroit d’Ormuz, ainsi qu’une fin de la menace nucléaire iranienne. Ces deux exigences sont au cœur du conflit qui oppose Washington et Téhéran depuis plusieurs mois. Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d’Oman, est l’un des passages maritimes les plus stratégiques du monde.
Dimanche, l’agence Fars, citant une source proche de l’équipe de négociation nucléaire iranienne, a répondu que « tant que les États-Unis maintiendront leurs actions hostiles, le détroit d’Ormuz restera fermé ». Cette réponse constitue un nouveau démenti au récit présenté par Donald Trump, qui laissait entendre que Téhéran avait sollicité l’arrêt des frappes.
La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février avec une campagne de bombardements israélo-américaine contre l’Iran. Elle a fait des milliers de morts dans la région. L’Iran a réagi en verrouillant le détroit d’Ormuz, passage par lequel transite en temps normal environ 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures.
La fermeture du détroit a provoqué de fortes perturbations dans l’économie mondiale. En représailles, les États-Unis ont instauré un blocus naval des ports iraniens. Le programme nucléaire iranien reste par ailleurs l’un des principaux points de discorde entre les deux pays.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a estimé pour sa part que Téhéran était contraint, face à des capacités militaires amoindries. Il s’était entretenu le 31 juillet avec Donald Trump et le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, à Camp David, avant l’annonce de la suspension des frappes.
Malgré l’annonce d’une suspension des frappes, la situation reste tendue sur le terrain. Des frappes israéliennes nocturnes ont fait au moins huit morts à Gaza, selon les informations rapportées dimanche. Par ailleurs, Washington a récemment appelé ses ressortissants à « envisager de quitter » le Moyen-Orient en raison d’une possible escalade du conflit régional.



