La neige recouvre le désert d'Atacama et paralyse les observatoires
Une tempête de neige exceptionnelle a frappé le désert d'Atacama, au Chili, forçant les observatoires astronomiques à fermer et provoquant des inondations côtières, un phénomène lié à El Niño.
Le désert d'Atacama, l'un des endroits les plus arides de la planète, a été recouvert de neige dans un épisode météorologique hors norme. Les chutes de neige ont paralysé la région et contraint plusieurs observatoires astronomiques de renommée mondiale à suspendre leurs activités, tandis que des pluies torrentielles sur la côte ont déclenché des inondations destructrices. Cette situation exceptionnelle est attribuée à une anomalie climatique majeure liée à l'activation du phénomène El Niño.
Les images satellites diffusées par la NASA montrent l'étendue inhabituelle de la couverture neigeuse sur les plaines et les contreforts de l'Atacama, une région où les précipitations annuelles ne dépassent généralement pas quelques millimètres. Les équipes des observatoires, notamment ceux situés sur les hauteurs, ont dû mettre à l'abri les instruments et interrompre les observations, une mesure rare dans une zone choisie pour la clarté exceptionnelle de son ciel.
Les pluies diluviennes qui ont accompagné la neige ont provoqué des crues soudaines le long du littoral, endommageant des routes et des habitations. Les autorités locales ont mis en garde contre les risques de glissements de terrain et de coupures d'approvisionnement dans les zones isolées. Les scientifiques suivent de près l'évolution de la situation, car ces événements extrêmes pourraient avoir des conséquences durables sur l'écosystème déjà fragile de la région.
El Niño, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial, influence fortement les régimes météorologiques à l'échelle mondiale. Dans le cas de l'Atacama, il a provoqué une remontée d'humidité inhabituelle, transformant le désert en un théâtre de phénomènes extrêmes. Les chercheurs rappellent que de tels épisodes, bien que rares, se sont déjà produits par le passé, mais leur intensité et leur fréquence pourraient augmenter avec le changement climatique.
Pour les astronomes, la neige représente un défi logistique majeur, car les infrastructures ne sont pas conçues pour de telles conditions. Les opérations de déneigement et de vérification des équipements sont en cours, mais la reprise des observations dépendra de la rapidité de la fonte et de la stabilité des conditions météorologiques. En attendant, la région offre un spectacle saisissant, immortalisé par les satellites, qui témoigne de la puissance des caprices climatiques.
