Donald Trump a fait une entrée remarquée mais contestée sur la pelouse du MetLife Stadium, près de New York, dimanche lors de la remise du trophée de la Coupe du monde de football à l'Espagne. Accueilli par des huées et des sifflets d'une partie du stade, le président américain n'en a pas moins cherché à capter l'attention, multipliant les gestes et les poses devant les caméras du monde entier.

Arrivé à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One en début d'après-midi, Donald Trump a assisté à la finale qui a vu l'Espagne battre l'Argentine, tenante du titre, sur le score de 1-0 après prolongations. Avant le match, il avait estimé qu'il était « difficile de parier contre Messi », tout en saluant le travail de son « ami » le président argentin Javier Milei, qui avait renoncé à faire le déplacement par superstition.

Sur le podium, le dirigeant républicain s'est attardé bien au-delà du protocole habituel. Alors que les champions du monde espagnols soulevaient le trophée, Donald Trump est resté à leurs côtés, affichant un large sourire et exécutant même quelques pas de sa danse caractéristique. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a été filmé en train de tenter de le faire descendre discrètement, une scène jugée gênante par de nombreux observateurs et largement relayée sur les réseaux sociaux.

Cette apparition intervient dans un contexte de vives controverses autour de l'ingérence présumée du président américain dans le déroulement de la compétition. Pendant le tournoi, Donald Trump a confirmé avoir téléphoné à Gianni Infantino pour demander l'annulation du carton rouge infligé au joueur américain Folarin Balogun. Cette intervention avait permis à l'attaquant d'être aligné contre la Belgique en huitième de finale, un match que les Diables rouges ont finalement remporté 4-1. La décision avait suscité un déluge de critiques mettant en cause l'équité sportive de la compétition.

Malgré ces polémiques, le président américain a qualifié le Mondial 2026, co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, de « peut-être l'événement sportif le plus réussi de toute l'histoire du monde ». Lors d'une réception de la Fifa donnée à la Trump Tower à New York vendredi, il s'est réjoui de l'organisation de la compétition, qu'il a qualifiée d'« incroyable ». Donald Trump, qui a reçu Gianni Infantino à plusieurs reprises depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, s'est vanté d'avoir obtenu l'organisation de la Coupe du monde par les États-Unis ainsi que celle des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 durant son premier mandat.

Sur le plan sportif, la finale a été marquée par l'émotion de Lionel Messi, qui a probablement disputé son dernier match international. Auteur de 21 buts dans l'histoire du Mondial, la légende argentine n'a pu retenir ses larmes lors des célébrations des Espagnols, comprenant qu'il avait sans doute joué son dernier match sous le maillot de l'Albiceleste. L'Espagne a décroché sa deuxième Coupe du monde, seize ans après son premier titre en 2010, grâce à une victoire acquise en prolongations face à une équipe argentine qui s'est retrouvée en infériorité numérique en toute fin de temps réglementaire.

Kylian Mbappé a terminé meilleur buteur de cette édition avec dix réalisations, devenant au passage le meilleur buteur de l'histoire de la compétition avec 22 buts en 22 matches. Michael Olise a quant à lui été le meilleur passeur du tournoi avec sept passes décisives. Le Mondial 2026 restera également marqué par les polémiques extra-sportives liées à la présence et aux interventions de Donald Trump, qui n'aura assisté qu'à ce seul match de la compétition.

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Analyste économie

Bastien Perrin couvre pour Cortex Luxe l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.