L'Espagne a décroché son billet pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en venant à bout de la Belgique (2-1) jeudi à Los Angeles. Un succès acquis dans la douleur, qui offre aux supporters français un choc au sommet: les Bleus affronteront la Roja mardi prochain à Dallas. Si la France semble partir avec une longueur d'avance sur le papier, les récents duels entre les deux nations laissent planer le doute.

Ce quart de finale a été marqué par les blessures côté belge. Thibaut Courtois, déjà décisif, a dû quitter ses partenaires en larmes à vingt minutes de la fin, victime d'une douleur à la cuisse. Youri Tielemans, forfait avant même le coup d'envoi, a résumé l'état d'esprit des Diables Rouges: « On était cramés ». Privée de plusieurs cadres, la Belgique a craqué sur une erreur du gardien remplaçant Senne Lammens, qui a laissé échapper un tir de Cubarsi, permettant à Mikel Merino d'inscrire le but de la victoire.

Pourtant, l'Espagne n'a pas impressionné. Menée au score après l'ouverture du Parisien Fabian Ruiz (30e), elle a encaissé son premier but du tournoi sur une tête de De Ketelaere (41e). Si la Roja domine la possession, elle semble à la portée des Bleus, qui ont considérablement élevé leur niveau de jeu depuis l'Euro 2024. L'arrivée de jeunes talents comme Doué, Barcola ou Cherki, et la forme étincelante d'Ousmane Dembélé, surnommé « le Ballon d'or du peuple », transforment cette équipe en machine offensive redoutable.

Du côté des observateurs, la France fait figure d'ultra-favorite. Romain Van de Pluym, journaliste belge, est catégorique: « Votre équipe est stratosphérique. Quand les mecs de devant décident de jouer, tu ne peux rien. » Même les confrères espagnols partagent ce sentiment, tout en rappelant que la Roja a éliminé la France en demi-finale de l'Euro 2024 (2-1) et en Ligue des nations 2025 (5-4). Anton Meana, de la radio Cadena Ser, admet que ce match est « le plus beau mais aussi le plus compliqué du Mondial pour l'Espagne, plus encore que la finale ».

L'atout maître de l'Espagne reste Lamine Yamal. Le prodige barcelonais, qui n'a peur de rien, a déjà prévenu: « Nous avons battu la France lors de nos deux dernières rencontres. Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. » Son duel avec Lucas Digne s'annonce comme l'un des temps forts de cette demi-finale. Mais les Bleus, portés par un trio Mbappé-Olise-Dembélé en état de grâce, ont les armes pour répondre.

Ce choc entre deux des meilleures sélections du monde promet un spectacle de haut niveau. Si la France part favorite, l'Espagne, forte de sa confiance et de ses récents succès, compte bien faire déjouer les pronostics. Rendez-vous mardi à Dallas pour une finale avant l'heure.

Auteur

Correspondant politique

Adrien Delorme couvre pour Cortex Luxe l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.