L'équipe de France a infligé une véritable leçon de football au Maroc, jeudi au Gillette Stadium de Boston, en quart de finale de la Coupe du monde 2026. Les hommes de Didier Deschamps se sont imposés avec une autorité qui a laissé leurs adversaires sans voix, décrochant ainsi leur troisième demi-finale d'affilée dans la compétition. Dès les premières minutes, les Bleus ont imposé un rythme et une intensité que les Lions de l'Atlas n'ont jamais pu soutenir.
Les statistiques du match illustrent parfaitement l'écart de niveau entre les deux équipes. La France a cumulé 3,05 expected goals (xG) contre seulement 0,14 pour le Maroc, avec 22 tirs tentés contre 5. Le gardien marocain Yassine Bounou a dû s'employer à six reprises, dont un penalty arrêté, tandis que Mike Maignan n'a eu qu'une seule occasion à gérer en toute fin de rencontre. Cette domination sans partage a réduit les espoirs marocains de rééditer l'exploit de 2022, lorsqu'ils avaient atteint les demi-finales.
Le sélectionneur marocain, Mohamed Ouahbi, n'a pas caché son admiration pour la prestation française. « Il faut reconnaître que c'est une super belle équipe, a-t-il déclaré après le match. Ils ont été super bons. La France a été plus forte. » Ses joueurs partageaient ce sentiment, à l'image de Yassine Bounou, qui a confié devant les caméras: « L'adversaire était très fort, on n'a pas reconnu notre équipe. »
Au cœur de cette démonstration, le milieu de terrain français a brillé par son efficacité. Adrien Rabiot et Manu Koné ont récupéré un grand nombre de ballons haut sur le terrain, annihilant toute tentative de construction marocaine. Rabiot a d'ailleurs souligné la faiblesse de l'adversaire: « On avait peu à craindre de cette équipe. C'est la sensation qu'on avait sur le terrain. C'est étonnant. » Le duo a parfaitement quadrillé l'espace, empêchant les transitions rapides tant redoutées.
La défense centrale, composée de William Saliba et Dayot Upamecano, a également été impériale. Les deux joueurs ont neutralisé toutes les velléités offensives des Lions de l'Atlas, notamment sur les ballons longs. Montassar Talbi, en deuxième période, a tenté de déborder Upamecano sans succès et ne s'y est pas frotté une seconde fois. Cette solidité défensive s'inscrit dans une tendance récente: après avoir encaissé au moins un but lors de ses six premiers matchs de la compétition, la France vient d'enchaîner trois rencontres sans en concéder un seul, avec des xG adverses infimes (0,7 contre la Suède, 0,14 contre le Paraguay et 0,13 face au Maroc).
Didier Deschamps, qui vit ses derniers mois à la tête des Bleus, s'est félicité de cette progression collective. « On défend de mieux en mieux, on a un équilibre meilleur et quand on a le ballon on n'a pas trop de problèmes, a-t-il expliqué en zone mixte. Quand il faut aller chercher le ballon, les joueurs aiment ça. » Le sélectionneur a même eu le loisir de faire entrer Warren Zaïre-Emery pour la première fois du Mondial, afin de protéger Koné d'un éventuel carton jaune, et de sortir son capitaine Kylian Mbappé à quinze minutes de la fin.
Malgré cette performance éclatante, les Bleus estiment avoir encore une marge de progression. Ousmane Dembélé a ainsi confié après la rencontre: « Il y a beaucoup de choses à améliorer, que ça soit défensivement ou offensivement, où on peut être plus efficace. » Cette quête de perfection, couplée à une confiance grandissante, fait de la France un sérieux prétendant au titre, à deux matchs seulement d'un nouveau sacre mondial.



