À quelques heures de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, mardi 14 juillet à Dallas, les anciens internationaux espagnols ont apporté un soutien de poids à la Roja. Iker Casillas, légendaire gardien de but et capitaine de l'équipe championne du monde en 2010, s'est exprimé au nom de ses anciens coéquipiers. Il se dit « convaincu que demain nous serons de retour en finale de la Coupe du monde », une déclaration qui résonne comme un appel à la confiance pour la génération actuelle.
L'ambiance au sein de la sélection espagnole, installée à Dallas pour ce choc au sommet, est en effet à la sérénité. Les joueurs, dirigés par le sélectionneur Luis de la Fuente, affichent une assurance qui pourrait presque passer pour de l'arrogance. Pedri, le jeune milieu du FC Barcelone, a confié à des médias qu'il « rêve de marquer un retourné en finale contre l'Argentine », un objectif qui suppose une victoire contre les Bleus puis en finale. Cette déclaration, rapportée par nos confrères deL'Équipe, illustre l'état d'esprit conquérant d'une équipe qui ne cache pas ses ambitions.
Le gardien Unai Simon a lui aussi affiché une confiance mesurée mais ferme. « La France, évidemment, c'est une super-puissance du foot, mais nous, on sait comment on s'entraîne, comment on joue, on a confiance en notre jeu. Notre mentalité, c'est de se dire que si chacun donne sa meilleure version, il n'y a aucune sélection qui peut nous battre », a-t-il déclaré en zone mixte. Ces propos reflètent une équipe qui, forte de son titre de champion d'Europe en titre, aborde ce rendez-vous sans complexe.
Les observateurs espagnols partagent ce sentiment. Ferran Martinez, journaliste pourMundo Deportivo, estime que le match est « du 50-50 », mais concède que les joueurs sont « très sûrs d'eux depuis le début du Mondial, même après le match nul contre le Cap Vert. Malgré ça ils n'ont jamais douté de leurs forces, le groupe est resté très calme avec la même confiance qu'au départ. Et cette sensation que vous pouvez avoir de l'extérieur, c'est exactement le reflet de ce qu'il se passe dans le vestiaire. Ils croient vraiment en leurs chances », a-t-il expliqué.
L'entraînement de veille de match, organisé au Cotton Bowl, ancien stade des Cowboys de Dallas, s'est déroulé dans une atmosphère détendue. Les sourires étaient nombreux, et le stress semblait absent malgré l'enjeu. Marcos Llorente, torse nu sous une fine pluie, profitait de ce moment de calme avant la tempête. Seul Fabian Ruiz, en balance avec Pedri pour une place de titulaire au milieu de terrain aux côtés de Rodri, se montrait particulièrement appliqué lors des exercices. Lamine Yamal, la jeune star du FC Barcelone, a manqué quelques transmissions, mais son talent lui a valu un traitement de faveur.
Cette confiance affichée par les Espagnols pourrait être perçue comme de l'arrogance, mais elle s'appuie sur des bases solides. La Roja a impressionné depuis le début du tournoi par sa maîtrise technique et sa capacité à imposer son jeu. Le niveau de justesse technique des joueurs, observé lors de l'échauffement, a marqué les esprits. « Toujours avec ballon quand on est la Roja de Luis de la Fuente », résume un journaliste présent sur place, soulignant la philosophie de jeu de l'équipe.
Le match contre la France s'annonce comme un choc au sommet entre deux des meilleures nations du football mondial. Les Bleus, armada tricolore redoutable, chercheront à contrer la confiance espagnole. Mais les anciens champions du monde de 2010, qui ont marqué l'histoire du football en remportant le titre en Afrique du Sud, croient en un retour de leur pays en finale. Leur message, porté par Iker Casillas, ajoute une dimension symbolique à cette rencontre.
Quelle que soit l'issue, cette demi-finale promet d'être un spectacle de haut niveau. L'Espagne, portée par la confiance de ses joueurs et le soutien de ses légendes, tentera de décrocher son billet pour la finale. La France, de son côté, voudra confirmer son statut de superpuissance du football. Le coup d'envoi sera donné mardi à 21 heures, près de Dallas, dans un stade qui s'annonce bouillant.



