La Fédération italienne de football traverse une tempête sans précédent. Alors que la Nazionale cherche désespérément un nouveau sélectionneur depuis le départ de Luciano Spalletti, les candidatures se succèdent et se heurtent à des obstacles imprévus. Le dernier rebondissement en date concerne Andrea Pirlo, dont la candidature a été brutalement rejetée à la suite d'une polémique médiatique, et Paolo Maldini, qui menace de quitter la course si les conditions ne lui conviennent pas.
Andrea Pirlo, pourtant pressenti pour prendre les rênes de la Squadra Azzurra, a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux qu'il n'était plus candidat. « J'ai appris que je n'étais plus candidat à la panchina de la Nazionale », a-t-il écrit, visiblement amer. En cause, le « Fonbet-gate », un scandale lié à des paris sportifs qui a éclaté dans la presse italienne et qui a jeté une ombre sur sa réputation. Bien que Pirlo clame son innocence, la polémique a été jugée trop lourde par les dirigeants fédéraux, qui ont préféré retirer leur soutien.
Cette décision a provoqué un tollé dans le monde du football italien. Paolo Maldini, autre légende vivante du football transalpin et ancien directeur sportif de l'AC Milan, était considéré comme un recours crédible pour reconstruire la Nazionale après des années de résultats décevants. Mais selon plusieurs médias italiens, l'ancien défenseur serait furieux de la manière dont le dossier Pirlo a été géré et aurait fait savoir qu'il pourrait se retirer si la fédération ne lui accordait pas une totale autonomie dans ses choix sportifs. « Maldini ferait du chantage », écrit ainsi le quotidien sportif L'Équipe, évoquant une situation de crise ouverte.
La Fédération italienne se retrouve donc dans une impasse. Après le départ de Spalletti, les noms les plus prestigieux du banc italien ont été évoqués pour lui succéder. Roberto Mancini, qui avait déjà dirigé la Nazionale de 2018 à 2023 et l'avait menée à la victoire à l'Euro 2021, fait figure de favori, mais son récent passage à l'Arabie saoudite complique les négociations. Antonio Conte, libre depuis son départ de Tottenham, est également pisté, même si son caractère exigeant et ses exigences salariales pourraient freiner les discussions. Des profils plus jeunes et moins coûteux, comme Raffaele Palladino, l'actuel entraîneur de la Fiorentina, sont également sur les tablettes.
Une suggestion plus surprenante a émergé: celle de Giorgio Chiellini, l'ancien capitaine de la Juventus et de la Nazionale, actuellement sans poste après avoir pris sa retraite sportive. Bien que dépourvu d'expérience en tant qu'entraîneur principal, son charisme et sa connaissance du vestiaire azzurro séduiraient certains dirigeants. « Chiellini pourrait être la solution si Maldini laisse tomber », avance un spécialiste cité par Il Messaggero.
Ce feuilleton n'en finit pas de tenir en haleine les supporters italiens, alors que des échéances importantes approchent: les qualifications pour l'Euro 2028 doivent débuter dans quelques mois, et la Nazionale a besoin d'un cap clair. La Fédération, présidée par Gabriele Gravina, espère trouver un accord rapidement pour mettre fin à cette période d'incertitude. Les prochains jours s'annoncent décisifs pour l'avenir du football italien.



