L'Espagne a décroché son deuxième titre mondial en battant l'Argentine 1-0 après prolongation, dimanche 19 juillet au MetLife Stadium de New York, mais les scènes de chaos et un drame survenu en Espagne ont largement éclipsé la performance sportive. L'après-match a été marqué par une bagarre générale entre joueurs, des gestes de mépris des Argentins, la huée du président américain Donald Trump, et la mort d'un adolescent de 13 ans lors des célébrations en Espagne.
La finale, âprement disputée, a vu l'Espagne prendre l'avantage en prolongation pour s'imposer face à l'Albiceleste, championne en titre. Mais dès le coup de sifflet final, la tension est montée d'un cran. Selon les images diffusées par plusieurs médias, une bagarre générale a éclaté entre les joueurs de la Roja et deux membres de l'équipe argentine. De nouvelles séquences vidéo, analysées par la presse, montrent que l'altercation a été déclenchée par des joueurs argentins frustrés par la défaite et par des provocations. Les joueurs de l'Albiceleste n'en sortent pas grandis, selon les commentaires des observateurs.
Lors de la cérémonie de remise du trophée, le président américain Donald Trump, présent pour l'occasion, a été copieusement hué par une partie du public. Mais le geste le plus marquant est venu des champions argentins: au moment de la remise du trophée, ils ont ostensiblement tourné le dos aux joueurs espagnols, refusant de les saluer. Ce comportement a été largement condamné sur les réseaux sociaux et dans les médias, certains commentateurs estimant que ces joueurs « devraient être bannis à vie » pour avoir gâché l'esprit sportif de la compétition.
Pendant ce temps, en Espagne, la joie de la victoire s'est transformée en tragédie. Dans la ville de Ciudad Rodrigo, dans l'ouest du pays, un adolescent de 13 ans est mort dans la nuit de dimanche à lundi après l'effondrement d'une fontaine sur laquelle plusieurs spectateurs avaient grimpé pour célébrer le titre. Les services de secours de Castille-et-Léon ont indiqué avoir reçu plusieurs appels vers 00h30 locales signalant l'effondrement de la fontaine sur plusieurs personnes. Un autre jeune a été blessé dans l'incident. La mairie de Ciudad Rodrigo a exprimé sa douleur et présenté ses condoléances, déclarant que « ce qui aurait dû être une célébration de la victoire de l'Équipe d'Espagne à la Coupe du monde de football s'est transformé en tragédie ».
Les célébrations en Espagne ont été explosives: klaxons, vuvuzelas, feux d'artifice, cris et sauts ont envahi les rues de tout le pays dès le coup de sifflet final. La sélection espagnole devait défiler dans le centre de Madrid et terminer sa parade sur la place de Cibeles, siège de la mairie, dans la soirée de lundi. Mais le drame de Ciudad Rodrigo a jeté une ombre sur ces réjouissances.
La bagarre générale entre les deux équipes a également suscité une vive indignation. Des images montrent des joueurs argentins se précipitant vers les Espagnols après le match, provoquant une mêlée générale. Les arbitres et le personnel de sécurité ont dû intervenir pour séparer les protagonistes. La Fédération internationale de football (FIFA) n'a pas encore communiqué sur d'éventuelles sanctions, mais les appels à des mesures disciplinaires se multiplient.
Cette finale restera donc dans les mémoires non seulement pour le sacre de l'Espagne, seize ans après son premier titre mondial, mais aussi pour les scènes de chaos et le drame humain qui l'ont accompagnée. Le football, censé unir, a une fois de plus montré son visage le plus sombre, entre gestes de mépris, violence et tragédie.



