L’Angleterre a évité de justesse une élimination prématurée en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, mardi 1er juillet à Atlanta, en Géorgie. Menée jusqu’à la 76e minute par la République démocratique du Congo, la sélection anglaise a pu compter sur son capitaine Harry Kane pour renverser la situation. L’attaquant du Bayern Munich a inscrit un doublé décisif, offrant à son équipe une victoire 2-1 et un billet pour les huitièmes de finale.
La presse internationale a largement salué la performance de Kane, qualifié de « sauveur » par plusieurs médias britanniques. Le quotidien allemand Bild a titré « Harry Kane n’a pas de rival », tandis que le journal espagnol Marca a souligné « l’instinct de buteur hors du commun » du joueur de 32 ans. Kane, déjà meilleur buteur de l’histoire de l’Angleterre, a une nouvelle fois répondu présent dans un moment crucial, confirmant son statut de leader incontesté de la sélection.
La rencontre a pourtant mal débuté pour les Three Lions. Les Léopards de la RDC, portés par un collectif solide et une défense bien organisée, ont ouvert le score en première mi-temps. Les joueurs congolais ont fait preuve d’une grande discipline tactique, neutralisant les attaquants anglais pendant plus d’une heure. Mais à la 76e minute, Kane a égalisé d’une frappe puissante du pied droit, avant de donner l’avantage aux siens sur penalty dans le temps additionnel.
Du côté congolais, l’élimination a été vécue avec fierté malgré la déception. À Kinshasa, des centaines de supporters se sont rassemblés pour célébrer le parcours de leur équipe, qui a tenu tête à l’un des favoris du tournoi. « Nous sommes fiers de nos Léopards, ils ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleurs », a déclaré un supporter interrogé par France 24. Le sélectionneur de la RDC, Sébastien Desabre, a lui aussi salué l’état d’esprit de ses joueurs, tout en exprimant sa tristesse après avoir appris le décès de son père en pleine conférence de presse d’après-match.
L’Angleterre se tourne désormais vers son prochain défi: un huitième de finale contre le Mexique, qui se jouera au stade Azteca de Mexico, situé à plus de 2 000 mètres d’altitude. Le sélectionneur anglais Thomas Tuchel a déjà prévenu que ce facteur constituerait « un gros désavantage » pour son équipe, qui ne pourra pas s’adapter à ces conditions en si peu de temps. « Ce sera un défi considérable, car nos adversaires sont habitués à jouer en altitude », a-t-il expliqué dans des propos rapportés par L’Équipe.
Le match contre le Mexique s’annonce donc comme un test majeur pour l’Angleterre, qui devra composer avec un environnement hostile et un public acquis à la cause mexicaine. Harry Kane, une fois de plus, sera attendu comme le leader capable de guider son équipe vers les quarts de finale. La presse anglaise, tout en saluant la performance du capitaine, s’interroge sur la capacité de l’équipe à enchaîner les performances de haut niveau dans des conditions difficiles.
Au-delà de l’exploit individuel de Kane, ce match a mis en lumière les fragilités collectives de l’Angleterre, qui a peiné à imposer son jeu face à une équipe congolaise pourtant moins expérimentée. Les Three Lions devront corriger ces lacunes s’ils veulent aller loin dans la compétition. La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, réserve encore son lot de surprises, et l’Angleterre sait qu’elle devra élever son niveau de jeu pour espérer décrocher un deuxième titre mondial après celui de 1966.



