L’Espagne a confirmé son statut de favorite de la Coupe du monde 2026 en écrasant l’Autriche 3-0, jeudi 2 juillet à Los Angeles, lors des seizièmes de finale. Portée par un doublé de Mikel Oyarzabal, la Roja a livré une prestation maîtrisée qui a suscité l’admiration de la presse internationale. « L’Espagne est bel et bien là », titrait vendredi le quotidien Le Monde, saluant la maestria retrouvée d’une équipe qui n’a plus encaissé le moindre but depuis le début du tournoi.
Dès l’entame, les hommes du sélectionneur Luis de la Fuente ont imposé leur rythme, combinant passes précises et pressing haut. Oyarzabal a ouvert le score à la 23e minute d’une frappe croisée, avant de doubler la mise sur penalty juste avant la mi-temps. Le troisième but, inscrit en seconde période par un coéquipier, a scellé une victoire sans appel. L’Autriche, pourtant solide en phase de groupes, n’a jamais réussi à inquiéter le gardien espagnol.
Cette performance confirme la renaissance d’une sélection qui avait connu des années difficiles après son titre mondial en 2010. La presse étrangère, notamment britannique et italienne, a souligné la « fluidité du jeu espagnol » et la « discipline tactique » qui font de la Roja l’une des équipes les plus redoutables du Mondial. « Ils jouent comme une machine bien huilée », a commenté un chroniqueur du Guardian.
Le parcours de l’Espagne est d’autant plus remarquable qu’elle n’a pas concédé le moindre but en quatre matches. Cette solidité défensive, combinée à une attaque efficace, en fait un adversaire redouté. Le prochain défi sera de taille: la Roja affrontera le Portugal en huitièmes de finale, un choc qui promet d’être électrique. Les deux nations ibériques se connaissent bien, et leurs confrontations sont souvent serrées.
Le Portugal s’est qualifié dans la douleur, grâce à un but de Gonçalo Ramos dans le temps additionnel. Cette rencontre s’annonce donc comme un test décisif pour les deux équipes. L’Espagne, forte de sa confiance retrouvée, espère poursuivre sa route vers les quarts de finale. Les supporters espagnols, nombreux à avoir fait le déplacement aux États-Unis, croient en un nouveau sacre.
Au-delà du résultat, c’est la manière qui impressionne. La Roja a retrouvé son ADN: une possession de balle écrasante, des combinaisons rapides et une capacité à étouffer l’adversaire. « Nous avons travaillé dur pour en arriver là », a déclaré Oyarzabal après le match. « Mais le plus dur reste à venir. »
La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, a déjà réservé son lot de surprises. Mais l’Espagne semble bien partie pour écrire une nouvelle page de son histoire. Les observateurs s’accordent à dire que si elle maintient ce niveau, elle peut aller très loin. Le choc contre le Portugal, prévu dans les prochains jours, sera un premier révélateur de ses ambitions réelles.



