La plus grande compétition d’Esport de l’année en France a officiellement débuté à Paris. Jusqu’au 23 août, la Porte de Versailles accueille l’Esports World Cup, un tournoi international réunissant plus de 2 000 joueurs venus de plus de 100 pays, qui s’affronteront sur 24 jeux compétitifs. Pour Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, cet événement représente bien plus qu’une simple compétition: il s’inscrit dans une stratégie nationale visant à structurer et à promouvoir l’Esport en France.
Interrogée par 20 Minutes, la ministre a souligné que l’organisation de cette Coupe du monde d’Esport est « une fierté pour la France ». Après une première édition à Riyad, en Arabie saoudite, en 2024, la France devient le deuxième pays à accueillir cette compétition. « C’est une reconnaissance de tout ce que nous savons faire en matière de gestion de grands événements Esportifs internationaux », a-t-elle déclaré, ajoutant que cet accueil est aussi « l’héritage de Paris 2024 », qui a permis au pays d’atteindre les meilleurs standards internationaux.
Marina Ferrari a rappelé que la France dispose d’un écosystème Esport solide, avec des éditeurs de jeux mondialement connus et des équipes nationales comme Gentle Mates, Karmine Corp ou Team Vitality, qui remportent régulièrement des trophées à l’étranger. Elle a également souligné l’intérêt constant du président Emmanuel Macron pour l’Esport depuis 2017, ce qui a facilité la décision d’organiser l’événement. « On s’est mis très vite en mouvement pour accompagner l’Esport Foundation, l’organisation derrière la compétition », a-t-elle précisé.
La ministre voit dans cette compétition un levier pour faire connaître la culture Esport et dissiper certains préjugés. « Le but est d’enlever peut-être certains préjugés, mais aussi passer les bons messages de prévention », a-t-elle expliqué. Elle a insisté sur la nécessité d’accompagner une pratique responsable, en particulier chez les jeunes, qui sont les plus vulnérables face aux risques d’addiction. « Il faut respecter les interdictions d’âge. Si on interdit des jeux au moins de 16 ans, c’est parce qu’il y a une réalité », a-t-elle affirmé, appelant à un encadrement adapté dans les clubs Esportifs.
L’Esports World Cup s’inscrit dans la stratégie nationale de l’Esport pour la période 2026-2030, dont les détails seront dévoilés en septembre. « L’accueil de grands événements Esportifs fait partie de la stratégie nationale », a confirmé Marina Ferrari. Cette stratégie comprend également des mesures sur l’apprentissage hors scolaire, la prévention des addictions et le contrôle de l’honorabilité des encadrants. « On ne peut pas tout interdire à notre jeunesse, mais il faut qu’on leur donne le bon cadre pour pouvoir évoluer, tout en rassurant aussi les parents », a-t-elle ajouté.
La ministre a invité le public à venir découvrir l’Esport en se rendant à la Porte de Versailles. « La première fois qu’on rentre dans une enceinte d’une compétition internationale d’Esport, on comprend que c’est un sport à part entière », a-t-elle déclaré, évoquant l’ambiance des grands stades, les supporters avec leurs bannières et les joueurs qui s’entraînent comme des sportifs de haut niveau. « C’est surtout un spectacle incroyable », a-t-elle insisté.
Avec 750 millions de spectateurs attendus dans le monde, l’Esports World Cup place Paris au centre de l’attention mondiale. « Pendant quelques semaines, Paris va être la capitale mondiale de l’Esport, et c’est une vraie fierté », a conclu Marina Ferrari. Cet événement illustre la volonté du gouvernement de faire de la France un acteur majeur de l’industrie numérique et du sport compétitif, tout en veillant à une pratique encadrée et responsable.



