Lionel Messi, la star de la sélection argentine, n’a pas pris part à l’entraînement collectif de l’Albiceleste ce lundi 13 juillet, à deux jours de la demi-finale de la Coupe du monde contre l’Angleterre. Le sélectionneur Lionel Scaloni a décidé de ménager son joueur vedette après le quart de finale éprouvant remporté face à la Suisse (3-1 après prolongation). Cette absence, bien que remarquée, semble relever d’une simple mesure de récupération physique plutôt que d’une blessure ou d’un problème médical.

Le match contre la Suisse, disputé vendredi dernier, a été particulièrement intense pour l’Argentine. Menés au score jusqu’à la 88e minute, les coéquipiers de Messi ont dû puiser dans leurs réserves pour arracher la prolongation, puis s’imposer grâce à deux buts en seconde période de la prolongation. Messi, qui a joué l’intégralité des 120 minutes, a montré des signes de fatigue en fin de rencontre, ce qui a poussé le staff technique à lui accorder une journée de repos ce lundi.

L’Argentine se prépare désormais pour un choc au sommet contre l’Angleterre, prévu mercredi à 21 heures. Les deux équipes se sont déjà affrontées à plusieurs reprises dans l’histoire de la Coupe du monde, avec des rencontres souvent mémorables. L’Angleterre, qui a éliminé le Brésil en quart de finale, arrive en pleine confiance, tandis que l’Argentine compte sur l’expérience de Messi pour faire la différence. Le sélectionneur Scaloni devrait aligner son équipe type, avec Messi en chef d’orchestre, à condition que sa condition physique soit optimale.

L’absence de Messi à l’entraînement a suscité des interrogations parmi les supporters et les médias argentins, mais le staff technique a rapidement rassuré en précisant qu’il s’agissait d’une décision planifiée. « Lionel a besoin de repos après un match aussi exigeant », a expliqué un membre de l’encadrement. « Nous voulons qu’il soit à 100 % pour la demi-finale. » Cette approche prudente reflète l’importance cruciale de ce match pour l’Argentine, qui vise un troisième titre mondial après ceux de 1978 et 1986.

En parallèle, la demi-finale France-Espagne, qui se déroulera également mardi, attire l’attention du monde du football. Les propos racistes de l’ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui a qualifié l’équipe de France de « sans Français », ont provoqué un tollé et ravivé les tensions entre les deux nations. Le Premier ministre espagnol actuel, Pedro Sanchez, a condamné ces déclarations, les qualifiant de xénophobes. Ce contexte politique ajoute une dimension supplémentaire à la compétition sportive.

Pour l’Argentine, l’enjeu est clair: atteindre la finale et offrir à Messi, qui dispute probablement sa dernière Coupe du monde, le seul trophée qui manque à son palmarès. Le joueur de 38 ans, qui a déjà remporté la Copa América et la Coupe du monde des clubs, n’a jamais soulevé le trophée suprême avec l’Albiceleste. Sa performance contre l’Angleterre sera scrutée de près, et son absence à l’entraînement, bien que mineure, rappelle la fragilité physique des joueurs de haut niveau en fin de saison.

Le match contre l’Angleterre s’annonce comme l’un des plus attendus de la compétition. Les deux équipes ont montré un niveau de jeu élevé tout au long du tournoi, et les bookmakers les placent parmi les favorites. L’Argentine pourra compter sur le soutien de ses supporters, qui ont fait le déplacement en nombre au Qatar, mais aussi sur la détermination de Messi à marquer l’histoire. La demi-finale promet d’être un spectacle intense, où chaque détail comptera.

Auteur

Correspondant politique

Adrien Delorme couvre pour Cortex Luxe l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.