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Cortex

31 Août 2026

Technologie

Une maison qui transforme chaque pas en électricité grâce à ses escaliers

Le concept « Staircase House » de Michael Jantzen intègre 180 marches équipées de dalles piézoélectriques pour produire de l'électricité, tout en offrant des espaces de vie et une ventilation naturelle.

Anaïs Aubert 3 min Yanko Design

Et si votre maison vous demandait de grimper pour produire son électricité ? C'est le pari du concept « Staircase House », imaginé par le designer américain Michael Jantzen. Cette petite construction non réalisée enveloppe un cube de 93 mètres carrés de 180 marches en bois, chacune dissimulant une dalle piézoélectrique capable de convertir la pression d'un pas en une charge électrique. L'énergie ainsi générée est stockée dans des batteries sur place et réinjectée dans le réseau domestique, offrant une contribution modeste mais réelle à l'alimentation du foyer.

Le principe repose sur la multiplication : chaque pas produit une petite quantité d'électricité, mais cumulée sur 180 marches et les allers-retours quotidiens des habitants, la production devient significative. La maison récompense ainsi silencieusement le comportement qu'elle encourage, transformant l'acte de monter les escaliers en une source d'énergie renouvelable. Au sommet, les marches mènent à une terrasse ouverte équipée de bancs et de rangements intégrés, tandis que quatre terrasses en bois entourent le rez-de-chaussée, offrant des espaces extérieurs à la base et au sommet de la structure.

Le design ne se limite pas à la production d'énergie. Quatre grandes portes coulissantes en verre, situées à deux angles, assurent une ventilation naturelle sans assistance mécanique. Un puits de lumière central répète le motif des escaliers en faisant descendre la lumière du jour à travers un puits en gradins jusqu'au sol. Les espaces pratiques, comme un bureau, une cuisine, des rangements et un espace de divertissement, sont intégrés sous les volumes des escaliers extérieurs, tandis qu'une salle de bain compacte et un lit d'appoint occupent un coin séparé. Rien ne gaspille la géométrie inhabituelle créée par les marches.

Même le mobilier intérieur suit le thème de l'escalade : des bancs en gradins, des tables aux pieds évoquant les marches extérieures. Ce souci du détail évite que le concept ne paraisse artificiel. La structure, entièrement en bois durablement cultivé, peint ou teinté, aborde la durabilité à la fois par les matériaux et par l'usage. Le concept pourrait servir de retraite, d'atelier, de bureau ou de maison d'hôtes, sans distinction entre ces fonctions et l'acte de se déplacer physiquement dans l'espace. La maison fonctionne comme une machine à vivre et à faire de l'exercice en même temps, une proposition qui interroge notre rapport à l'habitat et à l'énergie.

Anaïs Aubert

Auteur

Rédactrice actualités

Anaïs Aubert couvre pour Cortex l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.

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