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Cortex

27 Septembre 2026

Culture

À Rome, un appartement des années 1960 revisité par la couleur et la lumière

Un appartement de 100 mètres carrés dans un immeuble romain des années 1960 a été transformé par un projet qui mise sur la couleur, la lumière et une géométrie adoucie pour retrouver une habitabilité vivante et juste.

Anaïs Aubert 3 min Elle Decor Italia

Un appartement de 100 mètres carrés situé dans un immeuble des années 1960, à Rome, a retrouvé une habitabilité vivante et équilibrée grâce à une rénovation qui a fait de la lumière et de la couleur ses principaux matériaux. Le projet, qui s'inscrit dans le patrimoine architectural romain du milieu du XXe siècle, propose une relecture contemporaine de l'espace domestique où la géométrie se fait douce et accueillante.

L'intervention a consisté à libérer les volumes pour laisser circuler la lumière naturelle, souvent contrainte dans les appartements de cette génération d'immeubles. Les cloisons ont été repensées, les ouvertures valorisées, et les teintes vives utilisées comme des repères dans le plan. Loin d'être décorative, la couleur structure ici les usages et accompagne les transitions entre les pièces.

Le résultat est un intérieur qui assume son héritage moderne tout en gagnant en chaleur et en confort. La « géométrie de la douceur » évoquée par le projet désigne cette manière de travailler les angles, les courbes et les surfaces pour adoucir la rigueur des tracés d'origine, sans renier la logique constructive du bâtiment.

Cette approche s'inscrit dans un mouvement plus large de réhabilitation du bâti romain des années 1960, souvent décrié pour sa standardisation mais réévalué pour la qualité de ses structures et de ses orientations. À Rome, où le centre historique concentre l'attention patrimoniale, ces immeubles de la périphérie proche constituent un gisement de logements que les architectes réinvestissent avec des partis pris plus colorés et plus souples.

Le projet illustre aussi une tendance de fond dans l'art de vivre contemporain : la recherche d'espaces personnalisés dans des enveloppes standardisées. Plutôt que de tout reconstruire, l'intervention tire parti de l'existant et mise sur des choix forts — palette chromatique, traitement de la lumière, fluidité des circulations — pour transformer radicalement le ressenti sans alourdir le geste architectural.

Pour les habitants, l'appartement gagne en clarté et en générosité apparente. Les pièces communiquent mieux, les zones de vie et de repos se distinguent sans se cloisonner, et la couleur crée une continuité visuelle qui agrandit l'espace perçu. C'est là tout l'enjeu de ce type de rénovation : obtenir une impression d'ampleur et de confort dans une surface de 100 mètres carrés, sans extension ni modification lourde de la structure.

Le projet romain rejoint ainsi les préoccupations actuelles du design d'intérieur, où la lumière naturelle, la durabilité des interventions et la personnalisation des logements anciens occupent une place centrale. Il rappelle que la qualité d'habitat ne dépend pas seulement des mètres carrés, mais de la manière dont l'espace est pensé, éclairé et coloré.

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Anaïs Aubert

Auteur

Rédactrice actualités

Anaïs Aubert couvre pour Cortex l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.

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